Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le gasoil est moins taxé que l'essence. À l’époque, seuls les camions et les engins agricoles utilisaient ce carburant. Alors qu'il fallait reconstruire le pays, l'État français a décidé d'alléger la fiscalité sur le diesel pour soutenir l'agriculture et le BTP.
Avec la crise pétrolière des années 1970, les constructeurs français se sont massivement tournés vers la production de véhicules diesel pour contrebalancer la hausse du prix du baril. Cette décision a eu des conséquences durables : en 2012, au plus haut, 72,4 % des voitures neuves vendues étaient des diesels.
Dans le sillage du Dieselgate, révélé en septembre 2015, le gouvernement Valls décide de réduire l’avantage fiscal du diesel, en augmentant la taxe de 1 centime par litre dès 2016, puis une nouvelle fois en 2017. Cette décision vise à dissuader les automobilistes de se tourner vers un carburant dont les effets sur la qualité de l’air et la santé sont mis en cause. Le diesel émet en effet moins de CO2 que l’essence, mais davantage de particules fines et d’oxydes d’azote.
Ce revirement fiscal et les normes européennes antipollution ont des effets très concrets sur le marché automobile. En 2025, les voitures diesel ne représentent plus que 4,8 % des ventes de voitures neuves.
Depuis mars 2026, la guerre en Iran fait flamber le prix du gasoil, qui dépasse celui de l’essence, et accélère encore la chute du diesel : en septembre, il ne représente plus que 2,4 % des immatriculations.
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