D'après une enquête réalisée par l'Ifop pour Roole, publiée en 2025, le premier frein à l’achat d’un véhicule électrique est économique : 47 % des personnes sondées n'envisagent pas d'acheter un véhicule électrique dans les prochaines années (57 % en zone rurale) en raison du prix d'achat. En effet, une citadine électrique neuve coûte aux alentours de 25 000 euros, et il faut même compter entre 35 000 et 60 000 euros pour un modèle familial. Mais pour faire baisser ce prix, il existe des aides nationales ou locales. On fait le point sur les aides existantes en 2026.
Le « coup de pouce » CEE : jusqu’à 5 700 €
Depuis le 1er juillet 2025, l'ex-bonus écologique financé par l'État, a été remplacé par le « coup de pouce véhicules particuliers électriques », financé par le dispositif des Certificats d'économies d'énergie (CEE). Les CEE sont un mécanisme mis en place par l'État en 2005 pour encourager les fournisseurs d’énergie à soutenir des actions écologiques, telles que la réduction de la consommation énergétique ou la rénovation thermique. Depuis début 2025, ce dispositif a été étendu aux transports : les fournisseurs d’énergie financent désormais des aides à l’achat de véhicules électriques, en partenariat avec les constructeurs, pour inciter à la transition vers la mobilité électrique.
En 2026, cette aide est comprise entre 3 500 et 5 700 € pour les ménages les plus modestes.
Attention : cette aide ne s'applique que si le prix du véhicule neuf est inférieur à 47 000 € et s'il pèse moins de 2,4 tonnes.
Les montants de ce « coup de pouce » peuvent varier selon les constructeurs, car ils sont définis par des accords passés entre les constructeurs et les fournisseurs d'énergie.
Plusieurs conditions à respecter :
- Être une personne physique majeure et être domicilié en France ;
- Acheter ou louer pour une durée d’au moins deux ans un véhicule neuf immatriculé en France ;
- Acquérir un véhicule propre dont le taux d'émission de CO2 est de 0 g/km, dont le prix d’achat ne dépasse pas 47 000 euros et ayant une masse inférieure à 2,4 tonnes.
Le véhicule acheté doit obtenir un score environnemental supérieur au score minimal requis, défini par arrêté conjoint des ministres chargés de l'économie, de l'énergie, de l'écologie et des transports.
Une surprime au « coup de pouce »
En plus du bonus écologique (rebaptisé « coup de pouce véhicules particuliers électriques »), il est possible depuis le 1er octobre 2025 d'obtenir une surprime, attribuée pour l'achat d'un modèle assemblée dans l'Union européenne et équipé d'une batterie électrique produite en Europe. En 2026, le montant de cette surprime est d'environ 1000 €. Il est actuellement compris entre 1 140 et 2 000 € selon les constructeurs et les revenus de l'acheteur. Une vingtaine de modèles y sont éligibles à date, parmi lesquels la Renault 5, la Kia EV4, la Peugeot e-3008 ou encore la Hyundai Kona.
Lancé en 2024, le leasing social a pour objectif de permettre aux ménages modestes d'accéder à la location longue durée (LLD) ou location avec option d'achat (LOA) d'une voiture électrique pour 100 à 200 € par mois.
En 2026, ce dispositif a été lancé le 16 juillet, avec l'objectif de 50 000 bénéficiaires. Cette nouvelle édition est toujours financée par le dispositif des Certificats d’économie d’énergie (CEE). Pour en bénéficier il faut :
- Être majeur et domicilié en France ;
- Avoir un revenu de référence par part inférieur à 16 880 euros ;
- Habiter à plus de 10 kilomètres de son lieu de travail et s’y rendre en voiture ou faire plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre de son activité professionnelle.
Les voitures électriques éligibles au leasing social doivent répondre aux mêmes exigences que pour le « coup de pouce véhicules particuliers électriques ».
A l'automne 2026, le dispositif devrait être élargi aux professionnels « gros rouleurs » comme les infirmiers, aides-soignants, ou artisans des classes moyennes. L'aide plafonnée à 7 700 euros concerne les ménages qui parcourent plus de 12 000 km par an pour des raisons professionnelles.
Aide à l'achat d'une voiture électrique d'occasion
Depuis le 1er septembre 2026, un nouveau bonus est disponible pour l'achat ou la location longue durée d'une voiture électrique d'occasion. Comme le « coup de pouce véhicule électrique » pour l'achat d'une voiture électrique neuve, ce dispositif est financé par les fournisseurs d'énergie via le mécanisme des Certificats d'économie d'énergie (CEE). Le montant de cette aide, qui dépend du cours des CEE, est compris entre 295 et 380 euros, avec une moyenne de 337 € (entre 2 000 et 2 360 € pour les professionnels des services à la personne).
L'aide est ouverte à tous les ménages et s'applique aux véhicules immatriculés pour la première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023, achetés auprès d'un professionnel de l'automobile pour un montant maximum de 25 000 € TTC. Les véhicules éligibles doivent peser 1 800 kg maximum et justifier d'un SOH supérieur ou égal à 80 %.
Les aides des collectivités
Certaines régions, départements ou métropoles proposent des aides locales pour aider les particuliers à acquérir un véhicule électrique. Les mécaniques et les conditions sont très variées.
Renseignez-vous localement ou sur le site gouvernemental « Je change ma voiture ».
Le microcrédit véhicules propres : pour les ménages les plus modestes
Lancé par le gouvernement en 2021, le microcrédit véhicules propres a pour objectif d'aider les personnes ne disposant pas de garanties financières et ayant un projet d'insertion professionnelle, à acquérir un véhicule neuf ou d’occasion peu polluant, dont le véhicule électrique fait évidemment partie. Cette aide financière concerne l’achat, la location longue durée (LLD) ou la location avec option d’achat (LOA).
Le montant du microcrédit véhicules propres, calculé selon les revenus du demandeur, peut atteindre jusqu'à 8 000 €. Il peut être étalé sur une durée maximale de 7 ans et est garanti à 50 % par l’État dans le cadre du plan de relance. Cette aide pour les ménages les plus modestes est cumulable avec le coup de pouce CEE.
Pour en faire la demande, il faut s'adresser à un service d'accompagnement social, qui se chargera d'étudier le projet et de monter le dossier avant de le présenter à une banque agréée.
Les aides pour l’installation d’une borne
En plus des aides à l’achat d’une voiture électrique, vous pouvez bénéficier d’aides pour l’installation d’une borne de recharge à votre domicile. Si (et seulement si) vous habitez dans un logement collectif, vous pouvez prétendre à la prime ADVENIR de l’Avere, qui couvre les coûts de fourniture et d’installation à hauteur de 50 % pour les points de recharge individuels, dans la limite de 600 € par point de recharge. Si la copropriété opte pour une installation collective, cette prime peut atteindre 8 000 euros par copropriété et 5 000 pour les travaux de voirie en extérieur.