Pour continuer à s'évader sans exploser leur budget vacances, les Français changent leurs habitudes. Parmi ces changements, le fait de délaisser les autoroutes payantes au profit des alternatives sans péage. Que vaut cette stratégie ? C'est ce que nous allons voir.
Sur certains axes, éviter l’autoroute permet de réaliser de belles économies sans faire exploser la durée de trajet. C’est notamment le cas entre Lyon et Montpellier : le trajet par la nationale n’ajoute “que” 1h43 de route et permet de réaliser 30 euros d’économies. Cela représente 18 euros économisés par heure de route supplémentaire, soit le ratio le plus favorable de l’étude. Même constat pour le trajet Paris - La Baule, où l’itinéraire alternatif permet de gagner 42 euros en ajoutant 2h30 de route : un rendement de 17 €/heure, très intéressant pour les vacanciers qui ne sont pas pressés. Dans une moindre mesure, Paris - Arcachon affiche aussi un rendement correct, avec 59 euros d’économies pour un peu plus de quatre heures de route en plus, soit 14 €/heure de trajet additionnel. Un allongement non négligeable !
En alliant économies substantielles et rallongement de trajet raisonnable, ces itinéraires bis constituent un bon compromis.
D’autres trajets, en revanche, affichent un rapport temps/argent beaucoup moins favorable s'ils sont réalisés par les “petites routes”. C’est le cas de Paris - Toulouse : bien que le passage par les routes secondaires permette d’économiser 39 euros, il rallonge le trajet de 4h39. Le bénéfice tombe à 8 €/heure de trajet supplémentaire, l’un des plus faibles de l’étude de Roole Data. Même constat pour Paris - Marseille, avec 59 € d’économies pour 5h38 de plus, soit 11 €/heure. Le Paris - Quiberon se situe lui aussi en dessous de la moyenne, avec 11 €/heure de trajet additionnel, pour un gain total modeste (31 €) et un trajet allongé de près de trois heures. Le détour conviendra à ceux qui ont un budget très contraint ou qui souhaitent éviter l’autoroute pour des raisons personnelles ou touristiques.
Ces trois trajets, populaires en période estivale, demandent donc un arbitrage plus attentif. Car si l’économie peut sembler intéressante sur le papier, les contraintes qu’elle impose - fatigue accrue, pauses plus fréquentes, conditions de circulation plus exigeantes - font clairement pencher la balance en faveur de l’autoroute.
Certains itinéraires comme Paris - Nice ou Paris - Biarritz cumulent des économies intéressantes et un allongement important du temps de trajet. Avec respectivement 85 € et 71 € d’économies, ces deux trajets sont ceux qui rapportent le plus en valeur absolue. Mais ils impliquent aussi plus de 5 heures supplémentaires pour arriver à destination !
Dans ces deux cas, le ratio économies réalisées/temps perdu reste intéressant (environ 13 €/h), mais demande une vraie disponibilité. Ce sont des options à envisager uniquement si l’on peut associer une ou plusieurs étapes intermédiaires, pour faire du tourisme ou visiter un proche par exemple.
Si vous optez pour un itinéraire bis long, pourquoi ne pas le transformer en road trip ? Découvrez nos idées d’étapes sur notre page dédiée.
L'étude montre que la pertinence des routes secondaires dépend fortement de la destination et de l'objectif des vacanciers. Il n’y a pas de réponse unique à la question « faut-il éviter les péages ? ». Il convient de comparer, en amont, les différentes options possibles en fonction de la longueur du trajet, du temps dont on dispose, et de l’objectif du déplacement.