Le leasing social fait son retour pour la troisième année consécutive, dans le cadre du plan d’électrification du gouvernement, sur fond de tensions énergétiques liées au conflit au Moyen-Orient. Cette nouvelle édition du leasing social sera lancée mi-juillet 2026. Le dispositif, qui a remporté un franc succès en 2024 et 2025, repose sur un principe simple : proposer des véhicules électriques avec un loyer mensuel réduit, généralement inférieur à 200 euros, sans apport initial, sous conditions de revenus fixées par l’État. Pour cette troisième édition, l’exécutif a annoncé reconduire ce dispositif et créer une offre ciblée pour les professionnels “gros rouleurs”.
Pour cette nouvelle édition, 50 000 voitures seront destinées aux ménages modestes, dans la continuité des dispositifs de 2024 et 2025. Certaines offres débuteront autour de 100 euros par mois, avec un plafond fixé à 200 euros. Au moins un quart des propositions devront même rester sous les 140 euros mensuels.
Le dispositif cible les ménages modestes actifs qui utilisent leur voiture pour travailler.
Une nouveauté marquera cette édition 2026 : un leasing social spécifique sera destiné aux aides à domicile dès le 1er octobre prochain. Ce nouvel aspect du dispositif devrait concerner uniquement des modèles d'occasion, issus de la première édition du dispositif et qui feront leur retour en concession dès le début de l'année 2027. Cela permettra à 15 000 professionnels de santé ciblés de bénéficier d'une voiture électrique dès 50 euros par mois.
En parallèle, le gouvernement a annoncé la création d'une aide à l'achat ciblée pour les « gros rouleurs » des classes moyennes, en particulier aux professionnels pour qui la voiture est indispensable. Une aide qui pourra atteindre 7 700 euros.
Sont notamment concernés les aides à domicile, les infirmiers, les aides-soignants, les artisans, mais aussi certains salariés et agents publics contraints d’utiliser leur véhicule personnel pour travailler. Cette évolution répond à une réalité de terrain : ces profils cumulent souvent un kilométrage quotidien élevé et des contraintes budgétaires. L’objectif : permettre à ces actifs de passer à l’électrique sans supporter un coût d’acquisition trop élevé, tout en réduisant leurs dépenses en énergie.