Dans un contexte de crise énergétique et de hausse durable des prix des carburants, le gouvernement a présenté, jeudi 23 avril 2026, son plan d’électrification. Objectif : réduire la dépendance de la France aux énergies fossiles – qui coûtent plus de 60 milliards d’euros par an – tout en améliorant le pouvoir d’achat des ménages.
Ce plan repose sur 22 mesures couvrant tous les secteurs (bâtiment, industrie, transports…). Il s’inscrit dans la trajectoire de la programmation pluriannuelle de l'énergie, avec l'ambition de ramener la part des énergies fossiles à 40 % en 2030, puis moins de 30 % en 2035 (vs. 60 % en 2026).
C’est l’une des mesures phares pour les particuliers. Déjà évoqué mi-avril par le Premier ministre, le leasing social sera relancé dès l’été 2026 avec 50 000 nouveaux véhicules électriques destinés aux ménages modestes.
Les loyers resteront accessibles : certaines offres débuteront autour de 100 euros par mois, avec un plafond fixé à 200 euros. Au moins un quart des propositions devront même rester sous les 140 euros mensuels. Le gouvernement met en avant un gain immédiat à l’usage : « Un ménage passant d’un véhicule diesel ancien à un véhicule électrique neuf dépensera 3 fois moins chaque mois pour le coût de l’énergie ».
Le dispositif cible les ménages modestes actifs qui utilisent leur voiture pour travailler. Les premières livraisons sont prévues à partir de mi-juillet 2026.
Autre mesure ciblée : un coup de pouce pour les automobilistes qui roulent beaucoup dans le cadre professionnel, mais qui ne sont pas éligibles au leasing social.
Jusqu’à fin 2026, ces « gros rouleurs », qui parcourent au moins 12 000 km par an, pourront bénéficier d’une aide à l’achat pouvant atteindre 7 700 euros pour l'achat d'un véhicule électrique éco-scoré, dont la batterie est fabriquée en Europe. Cette mesure vise notamment les professionnels de terrain (infirmiers, aides à domicile…) pour qui la voiture est indispensable au quotidien.
Dernier levier de ce plan gouvernemental pour convaincre les automobilistes de se tourner vers l’électrique : les infrastructures de recharge. Un schéma directeur prévoit de multiplier par cinq le nombre de points de recharge pour les véhicules électriques légers sur le réseau routier national d’ici 2035.
L’objectif est de permettre tous les usages, du quotidien aux longs trajets, et de « sortir de l’idée qu’un véhicule électrique est réservé à des usages citadins ou d'appoint », selon les éléments présentés par le gouvernement. Parallèlement, des efforts seront poursuivis dans les copropriétés et sur le réseau public, avec des dispositifs comme le programme Advenir ou les solutions de préfinancement pour les parkings collectifs.