Reconduite ce lundi 10 octobre, la grève des raffineries des pétroliers Total et Esso bouleverse le quotidien des automobilistes. Et pour cause, nombreux sont ceux qui peinent à trouver une station-service approvisionnée. En ce début de semaine, pas moins de 2 300 stations sont en rupture totale de carburants. Conséquence : de longues files d’attente pour faire son plein.
Pour éviter tout débordement et « empêcher la surconsommation liée à la constitution de stocks », plusieurs régions et départements, comme les Hauts-de-France, l’Île-de-France, la Seine-Maritime ou encore la Meuse, ont pris des mesures : l’interdiction de remplir jerricans et autres bidons de carburant : « Afin d’éviter ces phénomènes d’achats préventifs, préjudiciables au bon fonctionnement des stations-service, Pascale Trimbach, préfète de la Meuse, a décidé d’interdire la vente et l’achat de carburant dans tout récipient de type jerrican ou bidon jusqu’au lundi 17 octobre 2022 à 12h00, sous réserve de prolongation », peut-on lire dans un communiqué.
Dans un communiqué de presse, le préfet de la Seine-Maritime, a aussi annoncé cette mesure, notifiée d’une exception adressée aux professionnels « en mesure de justifier du fait que l’exercice de leur activité nécessite un apport de carburant sous cette forme. »
Autres arrêtés pris par certains départements (Var, Vaucluse, Alpes-de-Haute-Provence…) : la limitation de la vente de carburant à 30 litres (pour les particuliers) et la mise en place d’une file réservée aux services prioritaires.