Airbags qui explosent, moteurs qui cassent sans prévenir… des centaines de milliers de véhicules circulent en France avec des défauts graves, reconnus par les constructeurs. Deux dossiers majeurs se détachent : celui des airbags Takata et celui des moteurs essence 1.2 PureTech. Les airbags visés présentent un risque mortel pour le conducteur et le passager en cas de déclenchement. Le générateur de gaz peut exploser et projeter des fragments métalliques dans l’habitacle. À ce jour, le bilan est lourd : 60 décès sont imputés à ces airbags Takata dans le monde, dont 18 en France selon les autorités.
Les blocs moteurs 1.2 PureTech montés sur les Peugeot, Citroën, DS ou Opel, quant à eux, peuvent subir une casse brutale liée à la dégradation prématurée de leur courroie de distribution, avec un risque accru de panne irréversible. Face à ces défauts critiques, les autorités françaises ont renforcé les mesures. Le 24 juin 2025, le ministère des Transports a ordonné l’immobilisation immédiate de 800 000 véhicules supplémentaires en raison de leurs airbags Takata. Au total, ce sont désormais 2,5 millions de voitures qui sont rappelées en France en raison de ces problématiques, dont 1,7 million font l’objet d’une mesure « Stop drive » : une obligation de ne plus rouler tant que le véhicule n’a pas été réparé.
Pour savoir si votre voiture est concernée, il existe un moyen simple et fiable : utiliser le numéro d’identification du véhicule, le code VIN.
Le gouvernement met à disposition une base officielle des rappels produits, y compris automobiles : rappel.conso.gouv.fr. Vous pouvez y rechercher votre modèle de voiture et consulter les actions en cours.
Le numéro VIN (Numéro d'Identification du Véhicule) est un identifiant unique à 17 caractères qui vous permet de savoir précisément si votre véhicule est visé par un rappel. Vous le trouverez :
Une fois ce code en main, vous pouvez vérifier l'historique de votre véhicule de différentes façons :
Si votre voiture est concernée par un rappel, il est impératif de prendre rapidement rendez-vous avec un atelier agréé de la marque. L'intervention est entièrement gratuite : le constructeur est tenu de prendre en charge la réparation ou le remplacement de la pièce défectueuse, que ce soit un airbag à risque ou une courroie de distribution fragilisée.