Une bonne et une mauvaise nouvelle pour les salariés qui touchent la prime carburant ! Le gouvernement a décidé de revaloriser le plafond d’exonération fiscale dont bénéficient les entreprises. Mais les conditions d’attribution, elles, deviennent plus restrictives.
Le ministre des Transports a annoncé le 27 décembre 2024 une revalorisation du plafond de l’exonération fiscale de la prime carburant. Cette mesure vise à inciter les entreprises à augmenter le montant de l’indemnité qu’elles allouent à leurs salariés éligibles.
Au 1er janvier 2025, le plafond d’exonération fiscale passe :
Votre employeur pourra donc vous verser 100 euros de plus sans débourser un centime en prélèvement sociaux. Chaque euro dépensé ira directement dans votre poche.
En revanche, en cas de cumul de la prime carburant et d'un autre forfait - le forfait mobilités durables (FMD) ou la prise en charge d'un titre d’abonnement aux transports publics ou à un service de location de vélos -, alors la prime carburant n'est plus exonérée de cotisations sociales à partir du 1er janvier 2025.
En 2024, la prime pouvait être versée à tous les membres du personnel, quels que soient leur type de contrat et leur véhicule. Seuls les collaborateurs qui n’avaient pas de dépenses de transports (ceux logés sur leur lieu de travail par exemple) et ceux dont les frais de déplacement étaient totalement financés par l’entreprise étaient exclus du dispositif.
Les conditions pour être éligible à la prime carburant se durcissent en 2025. Désormais, vous devez être dans l’une de ces situations pour prétendre à l’indemnité de prise en charge de vos frais de carburant ou de recharge :
Les autres règles demeurent inchangées. Le versement de la prime carburant reste facultatif et l’entreprise décide de son montant. Seule obligation : l’employeur doit la verser de manière équitable à tous les salariés qui y ont droit.