Le gouvernement a annoncé, jeudi 3 septembre, le prolongement pour un mois supplémentaire de l'aide carburant « grands rouleurs », qui devait prendre fin le 31 août.
Invitée sur le plateau de FranceInfo, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Énergie, a précisé que le guichet de l'indemnité « grands rouleurs » resterait ouvert jusqu'au 30 septembre.
Créée par un décret du 30 avril 2026 pour amortir la flambée des prix liée à la guerre au Moyen-Orient, l'indemnité carburant dite « grands rouleurs » ciblait à l'origine 3 millions de ménages modestes. À ce jour, 1,5 million de Français l'auraient sollicité, selon les chiffres du gouvernement.
Trois conditions cumulatives ouvrent droit à l'aide : un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 880 € ; l'usage d'un véhicule personnel dans le cadre du travail ; et un trajet domicile-travail d'au moins 15 km, ou au moins 8 000 km parcourus par an à titre professionnel.
« Peut-être que certains n’ont pas encore pris le temps de le faire, peut-être qu’ils n’ont pas eu suffisamment d’informations », a expliqué Maud Bregeon sur l'antenne de Franceinfo. En prolongeant le dispositif, le gouvernement espère toucher les ménages qui n'ont pas encore fait leur demande.
La porte-parole du gouvernement avait déjà expliqué le 24 août dernier que le gouvernement envisageait d'inscrire l'aide « grands rouleurs » dans le projet de loi de finances 2027, qui doit être débattu en octobre prochain à l'Assemblée nationale. Le gouvernement a ainsi ouvert la porte à une pérennisation du dispositif au-delà du 30 septembre.
Sur Franceinfo, Maud Bregeon a aussi précisé que les aides destinées aux secteurs les plus exposés (pêche, agriculture, transport routier) sont également prolongées, sans préciser l'ampleur et la durée exactes de ces aides sectorielles.
Interrogée sur un éventuel blocage des prix à la pompe – une mesure proposée notamment par la France insoumise – Maud Bregeon a fermement écarté cette hypothèse, « qui mènerait, comme on l’a vu ailleurs, à des problématiques de pénurie ».
Les annonces de Maud Bregeon confirment également que le gouvernement ne change pas sa stratégie face à cette nouvelle hausse des prix à la pompe : des aides forfaitaires ciblées plutôt qu'une baisse de la taxation sur les produits pétroliers.