La rentrée apporte son lot de nouveautés pour les conducteurs. Certaines mesures sont déjà entrées en vigueur, notamment dans le domaine de la sécurité routière et des aides à l’achat, tandis que d’autres doivent encore être précisées par le gouvernement. Voici les principaux changements à retenir.
L'aide carburant potentiellement renouvelée ?
Il n'est plus possible de demander l'indemnité carburant de 100 € prévue pour les gros rouleurs au titre de l'année 2026. Le guichet, qui avait ouvert fin mai 2026, a fermé le 31 août. Alors que les prix du gasoil et des essences dépassent toujours les 2 €/L, la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Énergie, Maud Bregeon, a annoncé le 24 août dernier sur LCI que le gouvernement travaillait à une reconduction des aides pour les automobilistes les plus exposés. Pour l'instant, le gouvernement n'a pas détaillé les modalités de reconduction des aides au carburant. Les arbitrages définitifs, notamment sur les montants et les critères d'éligibilité, devraient être précisés dans les semaines à venir, à mesure que se dessinera le projet de budget 2027.
Une nouvelle aide pour les voitures électriques d'occasion
À partir du 1er septembre 2026, un nouveau bonus est disponible pour l'achat ou la location longue durée d'une voiture électrique d'occasion. Comme le « coup de pouce véhicule électrique » pour l'achat d'une voiture électrique neuve, ce dispositif est financé par les fournisseurs d'énergie via le mécanisme des Certificats d'économie d'énergie (CEE). Le montant de cette aide, qui dépend du cours des CEE, devrait être compris entre 295 et 380 euros, avec une moyenne de 337 € (entre 2 000 et 2 360 € pour les professionnels des services à la personne).
L'aide est ouverte à tous les ménages et s'applique aux véhicules immatriculés pour la première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023, achetés auprès d'un professionnel de l'automobile pour un montant maximum de 25 000 € TTC. Les véhicules éligibles doivent peser 1 800 kg maximum et justifier d'un SOH supérieur ou égal à 80 %.
Leasing social : une aide ciblée pour les professionnels
L'édition 2026 du leasing social, lancée le 16 juillet dernier, devrait s'étendre à la rentrée aux gros rouleurs des classes moyennes (6e, 7e et 8e déciles de revenu). Pour être éligible, un automobiliste de cette catégorie doit dépendre de sa voiture pour son activité professionnelle et rouler au moins 12 000 km par an (contre 8 000 km pour les ménages modestes). Cette aide ciblée devrait aller jusqu'à 7 700 € pour un modèle avec batterie européenne. Sont notamment concernés par ce nouveau dispositif les aides à domicile, infirmiers, aides-soignants ou encore artisans.
Sécurité routière : la loi RIPOST durcit les sanctions pour plusieurs délits routiers
La loi RIPOST, adoptée le 21 juillet par le Parlement et publiée au Journal Officiel le 19 août, prévoit la création de nouvelles sanctions et le renforcement des peines existantes en matière de sécurité routière. Elle prévoit notamment la création d'un délit de conduite après consommation de protoxyde d’azote et renforce les sanctions pour les rodéos motorisés, la conduite sans assurance et le refus d’obtempérer.
Téléphone au volant : de nouveaux départements suspendent le permis
Depuis le 1er septembre, les automobilistes contrôlés en train d'utiliser leur téléphone au volant dans la Drôme et le Puy-de-Dôme s'exposent à une sanction supplémentaire. En plus de l'amende de 135 euros et du retrait de trois points prévus par le Code de la route, le préfet peut désormais prononcer une suspension administrative du permis de conduire. Dans la Drôme, la suspension de permis est d'une durée d'un mois pour une première infraction, et peut aller jusqu'à 3 mois en cas de récidive. Dans le Puy-de-Dôme, la suspension peut aller de 15 jours à plusieurs mois selon la gravité de la situation et les antécédents du conducteur.
La Drôme et le Puy-de-Dôme rejoignent ainsi la liste des départements ayant déjà durci les sanctions contre l'usage du téléphone au volant, parmi lesquels les Landes, le Lot-et-Garonne, le Pas-de-Calais, la Charente-Maritime, l'Ardèche, le Vaucluse, les Deux-Sèvres, La Réunion, ou encore l'Eure-et-Loir ou l'Indre-et-Loire.
Des fermetures à prévoir sur plusieurs grands axes
La rentrée marque le démarrage de travaux sur certains grands axes, qui perturberont localement les automobilistes. Voici une liste non exhaustive.
En Île-de-France
En Bretagne
Dans les Pays de la Loire
En Bourgogne-Franche-Comté
En Côte d'Or, dans le secteur de Fauverney, des travaux de rénovation des chaussées ont lieu du 31 août au 23 octobre 2026 sur l’échangeur autoroutier A31/A39. Durant toute la période, des fermetures de bretelles, déviations et restrictions de circulation sont à prévoir.
En Auvergne-Rhône-Alpes
En Provence-Alpes-Côte d'Azur
En Nouvelle-Aquitaine
En Occitanie
- Du 2 au 24 septembre, plusieurs portions du périphérique toulousain et des accès à l'A624 et à l'A620 seront fermés par portion, la nuit de 21h à 6h.
Stationnement en ville : des milliers de places doivent disparaître
D’ici au 31 décembre 2026, les communes doivent supprimer tout stationnement sur les cinq mètres précédant chaque passage clouté. Une obligation inscrite dans la Loi d’orientation des mobilités (LOM), votée fin 2019. Les communes entrent donc dans la dernière ligne droite pour se mettre en conformité avec cette obligation !