Et un de plus ! Après celui des Landes, du Lot-et-Garonne et du Maine-et-Loire, le préfet du Pas-de-Calais a décidé à son tour de sanctionner plus durement l’usage du téléphone au volant. Un arrêté préfectoral publié le 6 février 2026 prévoit en effet la suspension administrative du permis de conduire pour les conducteurs pris en flagrant délit d'usage du téléphone au volant.
Cette mesure intervient alors que 57 personnes ont perdu la vie sur les routes du Pas-de-Calais en 2025, un département où la vitesse, l'usage du téléphone au volant et la consommation d’alcool et/ou de stupéfiants sont pointés comme les principales causes d’accidents.
François-Xavier Lauch, le préfet du Pas-de-Calais, a publié un arrêté visant à intensifier la lutte contre l’usage du téléphone portable en conduisant. Comme dans les autres départements cités ci-dessus, les forces de l’ordre peuvent procéder à une suspension administrative immédiate du permis de conduire, pour une durée de deux mois maximum. Autrement dit, un simple contrôle routier peut désormais suffire à priver un automobiliste de son permis pour une durée pouvant aller jusqu’à deux mois.
En France, l’usage d’un téléphone tenu en main en conduisant est puni d’une amende forfaitaire de 135 euros et d’un retrait de trois points sur le permis de conduire. Depuis 2020, en cas de cumul avec une autre infraction (excès de vitesse, non-respect d’un stop ou d’un feu rouge, par exemple), une suspension du permis peut déjà être prononcée. L’arrêté préfectoral ne crée pas une nouvelle règle, mais il permet une réponse plus rapide et plus systématique au niveau local. La suspension administrative peut intervenir avant toute décision judiciaire. Surtout, elle peut être prononcée même si aucune autre infraction n’est constatée lors du contrôle.
En plus de la mesure concernant l'usage du téléphone au volant, l’arrêté prévoit un durcissement spécifique aux professionnels de la route. Désormais, la durée de suspension du permis de conduire, qui était jusqu’à présent identique pour les particuliers et les conducteurs professionnels, est doublée pour les professionnels commettant certaines infractions (dont l'usage du téléphone au volant ne fait pas partie). À titre d'exemple, en cas de conduite en état d'ivresse, la suspension passe à douze mois pour un professionnel, contre six mois pour un particulier.