Les prix des carburants pèsent plus lourd que jamais sur le budget des ménages. Dans ce contexte, les mesures des distributeurs pour contenir les prix sont particulièrement attendues par les automobilistes.
1,99 euro/L pour le sans-plomb, 2,25 euros/L pour le gasoil
TotalEnergies annonce le prolongement de son dispositif de plafonnement dans l’ensemble de ses 3 300 stations-service en métropole. L’essence reste plafonnée à 1,99 euro/L, comme il l'est depuis plusieurs semaines. En revanche, le gasoil connaît un nouvel ajustement : son prix plafond est relevé à 2,25 euros/L.
Le groupe pétrolier avait promis en février de maintenir un plafond à 1,99 euro pour tous les carburants sur toute l’année 2026, dans la continuité des mesures mises en place depuis 2023 lors de la crise liée à la guerre en Ukraine. Mais face à la hausse des cours internationaux du diesel, il a relevé une première fois son tarif à 2,09 euros le 12 mars 2026, puis en ce début de mois d'avril, à 2,25 euros.
Les clients ayant souscrit une offre d’électricité ou de gaz chez TotalEnergies continuent de bénéficier d’un plafond à 1,99 euro par litre, y compris pour le diesel.
Autre nouveauté annoncée par le fournisseur d'énergie : « compte tenu de la forte demande de diesel en France et de la priorité donnée aux pouvoirs d'achat de ses clients », les points de vente TotalEnergies privilégieront le diesel standard, plus accessible, au détriment des versions premium comme l’Excellium, indique le communiqué de presse.
Le plafonnement des prix a entraîné un afflux massif d’automobilistes dans les stations TotalEnergies lors du week-end de Pâques, période de grande affluence sur les routes. Attirés par des prix plafonnés, de nombreux conducteurs se sont tournés vers les stations du groupe, provoquant de longues files d’attente et des tensions d’approvisionnement.
Interrogée ce mardi 7 avril sur RMC/BFMTV, la ministre déléguée à l’Énergie et porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a indiqué qu’environ 18 % des stations-service françaises étaient en rupture temporaire ces dernières heures. Elle a toutefois relativisé : « La matière, le pétrole, arrive en France, il n'y a pas de problème au niveau des raffineries, il n'y a pas de problème au niveau des dépôts, il y a un engorgement sur les réseaux de transport », a-t-elle assuré. Selon elle, 83 % des stations en difficulté appartiennent au groupe TotalEnergies. Le relèvement du plafond du gasoil à 2,25 euros le litre pourrait toutefois contribuer à réduire cette pression dans les prochains jours.