Depuis juin 2025, des voitures-radars sont déployées dans de nouveaux départements français. Ce dispositif, qui vise à contrôler la vitesse sur les routes, s'étend progressivement sur le territoire national. Mais comment fonctionnent ces voitures-radars privées et qui les conduit ? On vous explique tout.
Le déploiement des voitures radars privées s'effectue en deux phases. Depuis juin 2025, quatre nouveaux départements ont rejoint la liste des zones où ces véhicules circulent pour contrôler les excès de vitesse : Ardèche, Ariège, Bouches-du-Rhône et Cantal. Dès juillet, cinq autres départements s'ajouteront : Ain, Alpes-de-Haute-Provence, Haute-Loire, Pyrénées-Orientales et Tarn-et-Garonne.
Des voitures-radars privées circulent en France depuis 2018. Cette externalisation de la verbalisation avait pour objectif de libérer du temps aux forces de l’ordre.
Ces neuf départements viennent s'ajouter à la soixantaine de départements déjà concernés, où les contrôles de vitesse, notamment en dehors des zones urbaines et sur les axes secondaires, sont renforcés. D’ici la fin de l’année 2025, 300 véhicules radars privés devraient circuler en France.
Cette phase de déploiement concerne les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie et PACA. L'Île-de-France et la Corse ne sont pas encore concernées.
Les voitures radars privées sont des véhicules banalisés, souvent des voitures de location, équipées de radars embarqués pour détecter les excès de vitesse. Elles circulent librement sur les routes, en toute discrétion. Ce système permet de compléter les contrôles existants, notamment sur des axes moins surveillés.
Ces « radars roulants » sont gérés par des entreprises privées sous contrat avec l'État et ne sont pas conduits par des policiers ou gendarmes : ce sont des chauffeurs employés par les sociétés privées qui sont au volant. Leur mission consiste à rouler au maximum de la vitesse autorisée sur des axes déterminés. Si un véhicule les dépasse, le radar embarqué détecte l’infraction et l’enregistre, comme le ferait un radar traditionnel.
Les voitures radars privées peuvent circuler jusqu’à huit heures par jour, tous les jours, y compris les week-ends et jours fériés.
Les voitures-radars privées appliquent une marge d'erreur plus large que les radars fixes traditionnels, afin de compenser les variations techniques liées à leur mobilité. Selon les normes en vigueur, ces radars embarqués déduisent 10 km/h de la vitesse mesurée pour les vitesses inférieures à 100 km/h, et 10 % pour les vitesses supérieures à 100 km/h. Par exemple, si un conducteur est flashé à 91 km/h sur une route limitée à 80 km/h, la vitesse retenue sera de 81 km/h, ce qui constitue un excès de vitesse de 1 km/h. Dans le cas d'un véhicule flashé à 130 km/h sur une route limitée à 110 km/h, la vitesse retenue sera de 117 km/h. Le conducteur sera donc verbalisé pour un excès de vitesse de 7 km/h.
Contrairement à ce qu’assurent certaines rumeurs, les conducteurs de ces voitures radars privées ne sont pas rémunérés au flash mais au kilomètre parcouru.