Elles représentent 1 % du parc automobile français, selon une étude de la Fédération Française des Véhicules d’Époque (FFVE). Si elles sont largement minoritaires sur les routes, les voitures dites « collection » détiennent une place importante dans le cœur des automobilistes. Elles sont authentiques, attrayantes et parfois rares. Mais qui dit voiture ancienne ne dit pas forcément voiture de collection. Voici ce qu'il faut savoir sur ce statut.
Depuis juillet 2009, une voiture peut prétendre au statut « collection » à partir de sa 30e année de mise en circulation. Elle doit aussi être d’origine : aucune modification du système, des éléments de sécurité ou encore de la carrosserie ne doit avoir été effectuée sur le véhicule. Enfin, le modèle de la voiture, défini par son type MINE - plus connu sous l'appellation de CNIT (Code National d'Identification du Type) - ne doit plus être produit.
Même si votre voiture remplit toutes les cases, l’attribution du statut « voiture de collection » n’est ni obligatoire ni automatique. Vous êtes donc libre de choisir de faire les démarches… ou non. Le statut collection présente des avantages et des inconvénients qu'il convient de connaître avant de prendre une décision.
Après l'achat d'un véhicule ancien et afin d'obtenir le statut de collection, le propriétaire de la voiture doit faire une demande de carte grise (voir procédure ci-dessous). Si le véhicule est déjà immatriculé à son nom, l'automobiliste doit simplement demander l'ajout de la mention « collection » sur la carte grise initiale. L’attestation de la FFVE, indispensable, est facturée 75 € TTC pour un dossier en ligne avec carte grise française (90 € dans les autres cas, par exemple pour un véhicule importé).
L’assurance d’une voiture de collection est moins coûteuse qu’une assurance classique en raison de l’usage généralement peu fréquent d’un tel véhicule. Pour contracter cette assurance, le propriétaire doit être âgé d’au moins 21 ans, n’avoir eu aucun sinistre depuis au moins deux années et avoir son permis de conduire depuis plus de trois ans. Une carte grise de collection n’est pas nécessaire pour souscrire une assurance.
Il est interdit de se servir d’un véhicule de collection à titre professionnel. Vous ne pouvez pas louer ce véhicule précis pour des événements par exemple.
Une voiture, dès lors qu'elle a le statut « collection », est soumise au contrôle technique tous les 5 ans, contre tous les 2 ans pour une voiture standard. Selon le Service-Public, les voitures mises en circulation avant 1960 sont quant à elles dispensées de contrôle technique.
Pour un look 100 % vintage, les collectionneurs de voitures de collection ont la possibilité de conserver ou d'apposer des plaques d'immatriculation de couleur noire aux caractères blancs.
Les restrictions de circulation - liées aux vignettes Crit’Air des véhicules - instaurées dans 42 agglomérations depuis le 1er janvier 2025 ne s’appliquent pas aux véhicules de collection. Pour le plus grand bonheur des collectionneurs, heureux de pouvoir conduire librement dans les Zones à Faibles Émissions (ZFE). Leur suppression, votée par le Parlement, a été censurée par le Conseil constitutionnel en mai 2026 : la dérogation reste donc d’actualité.
La FFVE a lancé en 2025 une vignette spécifique, exclusivement réservée aux véhicules de collection. Disponible sur le site de la fédération pour 15 euros, elle se colle sur le pare-brise et permet d’identifier plus facilement ces véhicules. Elle n’est accessible qu’aux véhicules dont la carte grise porte la mention « collection ».
Votre véhicule répond à tous les critères et vous souhaitez le faire immatriculer en collection ?
La procédure est la suivante :
- Sollicitez la Fédération Française des Véhicules d’Époque (FFVE) afin d’obtenir une première attestation ;
- Transmettez ce document à France Titres (ex-ANTS) via la page « Signaler un changement sur la situation de votre véhicule »
- Transférez tous les documents demandés : le certificat d’immatriculation précédent du véhicule ou, à défaut, une pièce prouvant l’origine de propriété du véhicule ET une attestation établie soit par le constructeur ou son représentant en France, soit par la Fédération française des véhicules d’époque (FFVE). Pour les véhicules mis en circulation à compter du 1er janvier 1960 : la preuve d’un contrôle technique.