Article mis à jour le 12 septembre 2023.
Alors que durant l’été, les tarifs ont atteint en moyenne 1,85 euro le litre, certaines stations-services en France affichent aujourd'hui des prix dépassant les 2 euros le litre ! Une flambée des tarifs qui inquiète les automobilistes.
Au cours de l’année 2022 et dans l’objectif de préserver le pouvoir d’achat des Français, le Gouvernement avait octroyé une ristourne générale sur les carburants : d’abord 18 centimes par litre à partir d’avril, puis 30 centimes d’euros en septembre, et enfin 10 centimes par litre jusqu’au 31 décembre 2022. Avait suivi « l’indemnité carburant », destinée aux 10 millions de Français les plus modestes utilisant leur véhicule pour travailler ou se rendre à leur travail. Depuis que cette aide financière a pris fin en mars 2023, les Français ne bénéficient plus d'aucune aide de l'Etat. Avec la récente hausse des tarifs de l'essence et du diesel , de nombreux Français peinent à tenir leur budget, déjà mis à l'épreuve de la rentrée. Mais peuvent-ils espérer une énième aide ?
Dans ce contexte, le président Les Républicains des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, s’est adressé au Gouvernement il y a quelques jours pour demander une ristourne de 15 à 20 centimes sur le prix au litre de l’essence.
Réponse de l’exécutif : non ! Selon Bruno Le Maire, une nouvelle aide accordée aux Français ne serait pas compatible avec le souhait du Gouvernement de faire des économies sur les budgets. Le ministre de l’Économie a ainsi estimé que ce nouveau coup de pouce – de 15 à 20 centimes sur le prix du litre – coûterait 12 milliards d’euros, soit 4 milliards d’euros de plus que ce qui a déjà été dépensé en 2022 avec les remises successives. « Si on fait une remise de 20 centimes sur les prix des carburants pendant un an, je confirme, cela coûte 12 milliards d'euros, a-t-il insisté au micro de franceinfo, jeudi 7 septembre. C’est une aberration écologique de mettre 12 milliards dans des ristournes sur les carburants. C’est une aberration budgétaire. Et c’est une aberration diplomatique : on paie la diplomatie pétrolière de Vladimir Poutine qui fait augmenter les prix. »
La seule solution proposée aujourd’hui par Bruno Le Maire : la prolongation du plafonnement des prix des carburants par le géant pétrolier TotalEnergies. « Je souhaite que Total, qui a pris l’engagement de plafonner les prix de tous les carburants à 1,99 euro jusqu’à la fin de l’année, prolonge ce plafonnement au-delà du 31 décembre à 1,99 euro », a-t-il ajouté. Après des discussions, le groupe a annoncé mardi 12 septembre la prolongation du plafonnement à 1,99 euros par litre du prix de l'essence et du diesel dans ses 3 400 stations, « tant que les prix resteront élevés.»
Tout au long de l'été, certaines enseignes, comme E.Leclerc (du 30 juin au 13 août 2023) ont permis aux automobilistes de réduire un peu leur facture de carburant en proposant du carburant « à prix coûtant ». C’est aussi le cas de Station U (environ 800 points de vente répartis dans toute la France) qui a proposé cette opération coup de pouce début août. Intermarché devrait suivre la tendance les derniers week-ends de chaque mois.
Lorsque vous allez à la pompe pour faire votre plein dans ces stations-services proposant du carburant « à prix coûtant », la remise est déjà effective et déduite du prix affiché sur les totems. Cette réduction correspond à la partie de la marge à laquelle le distributeur consent à renoncer.
Le réseau Casino généralise quant à lui le carburant à prix coûtant le week-end (du vendredi au dimanche) dans l’ensemble de ses hypermarchés (hors Corse) du 1er septembre au 22 octobre.
Le plafonnement des prix s’applique sur l’essence SP95 E10, SP95 et SP98 et sur le diesel. Le GPL, Superéthanol E85 et fuel domestique ne sont pas concernés.
Pour limiter la casse à la pompe, plusieurs solutions s’offrent à vous :
Le Gouvernement met à disposition une carte interactive qui recense l’ensemble des stations-service pour trouver la moins chère près de chez vous : https://www.prix-carburants.gouv.fr/