Depuis un an, les automobilistes qui empruntent l’A13 circulent sans interruption. En décembre 2024, les barrières classiques ont laissé place à des portiques capables de lire les plaques d'immatriculation en mouvement. Pour les conducteurs non équipés d’un badge télépéage apposé sur le pare-brise, le règlement doit être réalisé dans les 72 heures, en ligne ou chez un buraliste agréé Nirio. Le passage au péage en flux libre a donc modifié les habitudes des conducteurs. Alors, un an plus tard, qu'en pensent les usagers ?
Selon l’étude réalisée par Sanef et OpinionWay, pour 84 % des automobilistes, le péage en flux libre apporte une amélioration par rapport aux barrières de péage classiques, et 76 % d’entre eux sont favorables à une généralisation sur l’ensemble du territoire. Les trajets sont qualifiés de plus rapides (53 %), plus pratiques (52 %) et plus simples (44 %). Les automobilistes perçoivent aussi un mieux en termes de sécurité : 64 % estiment que les risques d’accident diminuent grâce au flux libre, et 60 % déclarent que la suppression des barrières permet d'économiser du carburant.
L’étude souligne également le rejet du système historique, et des cinq barrières successives sur les 210 kilomètres de l'A13 : 81 % des automobilistes considèrent que les barrières de péage créent des ralentissements et près de la moitié (46 %) reconnaît la difficulté à s’arrêter à bonne distance de la borne. À noter toutefois que 57 % des personnes interrogées déclarent ne pas avoir emprunté l’A13 au cours des douze derniers mois.
En mai 2025, nous avions demandé l'avis de Rouennais sur le flux libre :
À l’horizon 2027, la Société des autoroutes Paris-Normandie (SAPN) espère la disparition complète de toutes les barrières de péage sur l’axe Paris-Normandie.
Le principal point négatif reste la peur d’oublier de payer, mentionnée par 64 % des usagers. D’après Sanef, ce sont surtout les conducteurs qui découvrent pour la première fois le péage en flux libre qui dépassent le délai de 72 heures. Dans ces situations, un courrier de relance est adressé, leur accordant dix jours supplémentaires pour régler leur trajet.