La cinétose, qui n'est autre que le vilain petit nom donné au mal des transports, résulte d’un conflit sensoriel. Le cerveau reçoit des informations contradictoires : le système vestibulaire (dans l’oreille interne) perçoit le mouvement, tandis que les yeux et les muscles ne le confirment pas. Par exemple, lorsque vous lisez dans une voiture, vos yeux voient une page immobile, mais votre oreille interne détecte les accélérations, les virages, les freinages… Le cerveau n’arrive plus à suivre, ce qui déclenche une réponse désagréable, parfois très intense.
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L’emplacement que vous occupez dans un véhicule joue un rôle essentiel dans la prévention du mal des transports. Pour limiter les sensations de déséquilibre, il est préférable de s’installer à l’avant de la voiture, ou, si ce n’est pas possible, au centre à l'arrière.
Lorsque vous lisez, regardez un écran ou baissez la tête, vos yeux transmettent l’information d’un environnement statique alors que votre corps, lui, ressent le mouvement. C’est ce décalage sensoriel qui déclenche les symptômes de la cinétose. Pour limiter ce conflit, gardez le regard dirigé vers l’horizon, par la vitre avant ou latérale. Évitez les activités qui sollicitent votre vision de près, comme lire ou utiliser un smartphone.
Avant de prendre la route, évitez les repas trop copieux, gras ou sucrés, et préférez une collation légère si besoin. Pendant le trajet, aérez régulièrement l’habitacle ou ouvrez légèrement une fenêtre pour faire entrer de l’air frais. Le fait de respirer calmement aide aussi à apaiser les sensations de malaise. Si nécessaire, vous pouvez recourir à des solutions naturelles comme des huiles essentielles de menthe poivrée ou du gingembre.
Si la cinétose vous gâche la vie, pensez à la rééducation vestibulaire, une solution efficace sur le long terme. Réalisée par un kinésithérapeute, elle permet au cerveau d’apprendre à hiérarchiser correctement les signaux.