La technologie au service de la sécurité routière. Dans le but de rendre les routes plus sûres, de nouveaux radars – toujours plus performants – sont installés chaque année sur le territoire. Et ces appareils de contrôle automatique ne sont plus seulement capables de détecter les excès de vitesse. Aujourd’hui, ces machines flashent tout un tas d’autres infractions... Au grand désarroi des automobilistes !
Qu’il est loin le temps du premier radar automatique inauguré au bord de la Nationale 20 dans l’Essonne ! Depuis 2003, le nombre de machines fixes contrôlant la vitesse des automobilistes n’a cessé de croître, atteignant 4 530 (toutes catégories de radars confondues) au 31 décembre 2022, selon les chiffres de la Sécurité Routière. Et les radars fixes ne sont pas seulement de plus en plus nombreux sur les routes, ils sont aussi de plus en plus intelligents. Aujourd'hui, ils sont capables de sanctionner les conducteurs qui dépassent les limitations de vitesse et ce, dans les deux sens de circulation, mais également le franchissement de feux rouges. Et la liste s'allonge ! Un décret publié en juillet 2023 modifiant l'article R130-11 du code de la route autorise les radars de dernière génération à détecter :
Avant de pouvoir être déployés à grande échelle dans l'Hexagone, ces appareils doivent être homologués pour certifier les données enregistrées.
C'est désormais chose faite pour le franchissement des feux rouges et le dépassement de vitesse autorisée dans les deux sens de circulation. Après deux ans d'expérimentation dans plusieurs villes en France, ces machines intelligentes entrent en phase de déploiement opérationnel à Montbéliard et Marseille dès janvier 2024. Sur le Territoire de Belfort, par exemple, 5 radars urbains sur les 19 installés sont en mesure de sanctionner les automobilistes ! À Marseille, les 3 radars urbains expérimentés sont désormais fonctionnels. Ailleurs, les homologations se poursuivent...
D'autres radars intelligents sont installés à titre préventif : il s’agit des radars dédiés aux voies de covoiturage. Ce nouveau type de radar est d'ailleurs expérimenté à Grenoble, Lyon et Annecy. Il est capable de détecter la plaque d’immatriculation et d'analyser le nombre de passagers à bord d’un véhicule, à l’avant et à l’arrière. Le tout grâce à un logiciel doté d'intelligence artificielle et de capteurs thermiques. Comprenez : si un automobiliste emprunte une voie réservée au covoiturage alors qu’il est seul dans son véhicule – et qu’il ne possède pas de dérogation pour circuler seul sur cette voie – alors il pourra bientôt être flashé par ce nouveau radar et ainsi recevoir une contravention dans sa boîte mail ou dans sa boîte aux lettres... Les sanctions pourraient tomber dans les prochaines semaines !
L'automobiliste flashé par un radar pour excès de vitesse ou autres infractions encourent une amende, voire des sanctions plus importantes. Ces dernières varient selon la gravité de l'infraction :