5 notions à connaître pour comprendre la voiture électrique

Par Lionel Robert
25 janvier 2022
Temps de lecture : 5 min

Habitué aux véhicules thermiques, vous n'êtes pas à l'aise avec le langage de l’électrique ? C’est normal : c’est un tout autre écosystème et il est complexe. Dans cet article et sa vidéo, on vous aide à comprendre et à distinguer 5 notions essentielles pour appréhender la voiture électrique.

1. Le kilowatt (kW)

Vous connaissez le watt : vous retrouvez cette unité sur certains appareils électro-ménagers. Vous la maniez même lorsque vous réglez la puissance de votre four micro-ondes par exemple. C’est cette unité, multipliée par 1 000 pour donner le kilowatt, qui est utilisée pour exprimer la puissance du moteur d’un véhicule électrique, dont dépend son dynamisme.

Sachant qu’un kilowatt est égal 1,36 chevaux (CV), vous ne direz plus que votre voiture fait 136 chevaux, mais 100 kilowatts (kW).

Mais attention, le kilowatt sert aussi à exprimer la puissance de charge d’un véhicule. En d’autres termes, le débit d’électricité qu’elle est capable d’accepter et qu’une borne est capable de lui délivrer. C’est cette notion qui nous intéresse le plus ici : plus cette puissance de charge est importante, plus la charge sera rapide.

2. Le kilowattheure (kWh)

La notion de kilowattheure vous est forcément familière elle aussi : vous la retrouvez sur votre compteur ou encore sur votre facture d’électricité : elle y indique la quantité d’électricité que vous avez consommée. Car oui : le kilowattheure est l’unité de mesure d’une quantité d’électricité. On obtient 1 kWh lorsqu’on délivre une puissance de 1 kW pendant une heure.

Revenons-en à notre voiture électrique. Le kWh permet d’exprimer la quantité d’énergie stockable dans une batterie, mais aussi la quantité d’énergie délivrée à la batterie de votre véhicule par une borne de recharge.

Le kW exprime une puissance tandis que le kWh exprime une quantité.

Le kWh est donc l’équivalent du litre de carburant pour la voiture thermique. Et comme pour le réservoir d’une voiture essence ou diesel, plus la capacité de la batterie de votre voiture électrique est grande (en d’autres termes, plus elle peut contenir de kilowattheures), plus son autonomie peut être élevée.

3. Le kWh/100 km

Vous vous intéressez de près à la consommation de votre véhicule ? Vous avez raison ! Elle varie fortement en fonction de nombreux facteurs (voir 5. Autonomie WLTP vs autonomie réelle) et son observation peut vous aider à adapter vos habitudes et votre conduite pour gagner en autonomie.

L’unité à suivre est le kWh/100 km, l’équivalent du bon vieux « litre au 100 ».

4. Bornes de recharge & connecteurs

Une borne de recharge est un boîtier ou un totem sur lequel on vient brancher son véhicule pour le charger en électricité à l’aide d’un câble muni d’un connecteur.

Pour schématiser, il existe de 3 sortes de bornes :

  • Les bornes domestiques ont une puissance qui excède rarement 7 kW.
  • Sur la voirie et dans les parkings, les bornes ont une puissance généralement comprise entre 7 et 22 kW.

Dans ces deux cas, le connecteur est un connecteur de type 2.

  • Il faut se connecter à un chargeur haute puissance pour bénéficier d’une puissance de 40 kW et plus (jusqu’à 350 kW !). On les trouve essentiellement sur les autoroutes. Leurs connecteurs (dits Combo CCS) ont une morphologie différente pour pouvoir délivrer du courant continu. Inutile de posséder le câble car il est intégré à la borne, mais vous devez avoir la bonne prise sur votre voiture !

Prenons un cas concret : ma voiture a une batterie de 50 kWh. Mathématiquement, je ferai le plein d’énergie en 7 heures environ sur une borne domestique de 7 kW, en un peu plus de 2 heures sur une borne classique de 22 kW et en un peu plus de 30 minutes sur une borne haute puissance de 100 kW, à condition que ma voiture tolère cette puissance.

Bon à savoir

En cas de charge rapide, cette durée théorique est un peu allongée car la puissance de charge décroit au fil du temps pour préserver la batterie en fin de charge.

5. Autonomie WLTP et autonomie réelle

La plupart des constructeurs de véhicules électriques parlent d’autonomie WLTP, en kilomètres, pour exprimer la distance maximale qu’une voiture électrique entièrement rechargée peut parcourir. Cette norme d’homologation à portée mondiale, qui mesure l’autonomie des voitures dans différentes conditions de vitesse et de température, permet de comparer des données comparables. Mais il faut bien comprendre qu’il s’agit d’une autonomie théorique, qui correspond à un certain type de trajets, et non d’une autonomie réelle.

Vitesse, conduite, météo, relief, aérodynamisme et poids transporté influencent l’autonomie réelle.

En clair, avec une voiture qui annonce une autonomie WLTP en cycle mixte (moitié urbain/moitié extra-urbain) de 500 km, vous pourrez peut-être parcourir 500 km en ville dans de bonnes conditions, mais certainement pas sur autoroute à 130 km/h. Votre autonomie réelle dépendra de votre vitesse, mais aussi de la météo (les ennemis étant les températures extrêmes et les vents contraires), du relief, de la chaussée, de l’aérodynamisme de votre véhicule, du poids qu’elle transporte, ou encore de votre conduite. Autant de facteurs susceptibles de creuser l’écart entre l’autonomie WLTP et l’autonomie réelle de votre voiture !

Ça y est, vous n’êtes peut-être pas bilingue, mais vous avez au moins de bonnes notions en véhicule électrique. De quoi tenir une conversation sur le sujet avec votre entourage et comprendre les caractéristiques des prochaines voitures que vous convoiterez, à l'achat comme à la location.

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