Embouteillages en France : la ville championne des bouchons en 2025 n'est pas celle que vous croyez !

Chaque année, le baromètre TomTom analyse la circulation routière dans les grandes Métropoles. Paris, Bordeaux, Marseille… Pendant longtemps, les mêmes villes se disputaient la palme des plus embouteillées. Mais en 2025, une autre Métropole est propulsée au sommet du classement. Découvrez-là ci-dessous !

Marine Madelmond
Publié le 28/01/2026 à 17h09

Temps de lecture : 6 min

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Des cyclistes sur des pistes cyclables à Lyon.
À Lyon, le taux de congestion grimpe à 80 % le matin et jusqu’à 90 % le soir. ©iStock

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Le spécialiste de la navigation TomTom vient de publier son dernier Traffic Index 2025/2026, basé sur les données de circulation recueillies tout au long de l’année 2025, dans 500 villes de 62 pays du monde entier, dont 29 villes françaises. Verdict : la congestion routière progresse globalement en France, avec de fortes disparités locales. En 2025, Bordeaux avait détrôné Paris en prenant la tête du classement des villes les plus embouteillées de France… Qu'en est-il aujourd'hui ?

Lyon, championne des bouchons en 2025

C’est officiel : Lyon est désormais la ville la plus embouteillée de France. Selon TomTom, l’indice de congestion - qui mesure l’impact des bouchons sur les temps de parcours moyens, par rapport à un temps de parcours optimal - y a atteint 47 % en moyenne sur l’année. La situation devient particulièrement critique aux heures de pointe. Le taux de congestion grimpe à 80 % le matin et jusqu’à 90 % le soir. Résultat pour les automobilistes : sur un trajet type de 10 kilomètres effectué matin et soir au quotidien, un conducteur lyonnais a perdu en moyenne 121 heures dans les embouteillages sur l’année.

Bon à savoir

Le niveau de congestion correspond au pourcentage de temps additionnel pour effectuer un trajet en raison des ralentissements, par rapport au temps de parcours en conditions optimales (trafic fluide).

Des disparités selon les villes

Classement

Ville

Niveau de congestion routière

Temps perdu dans les bouchons / an

1

Lyon

47,2 %

121 heures

2

Bordeaux

43,5 %

99 heures

3

Montpellier

41,4 %

85 heures

4

Paris

40 %

109 heures

5

Marseille

39,4 %

74 heures

6

Clermont-Ferrand

38,9 %

66 heures

7

Rouen

37,1 %

85 heures

8

Nancy

36,6 %

116 heures

9

Strasbourg

36,6 %

69 heures

10

Nantes

36,6 %

76 heures

En moyenne, sur les 29 villes françaises analysées par TomTom, le taux de congestion a légèrement augmenté par rapport à 2024. Dans 22 villes, les bouchons sont toujours aussi importants, comme à Bordeaux, Montpellier ou encore Le Mans, et Strasbourg. À Nancy, les automobilistes perdent en moyenne 116 heures par an dans les bouchons « essentiellement en raison de l’absence de voies rapides ou d’autoroutes urbaines à l’intérieur des limites communales de la capitale de la Lorraine », commente le service presse de Tomtom.

Certaines métropoles tirent toutefois leur épingle du jeu. Paris voit son indice de congestion reculer nettement, passant de 44 % à 40 %. Même tendance à Toulon (de 34 % à 31 %), mais aussi à Grenoble, Rouen, Brest et Nice. À Marseille, la situation est restée globalement stable.

Des pics de trafic liés aux vacances et aux longs week-ends

Autre enseignement du baromètre TomTom 2025 : les pires journées de circulation ne sont plus liées à des événements climatiques exceptionnels, mais aux grands départs. À Lyon, la journée la plus congestionnée a été enregistrée le 17 avril, lors des départs pour le week-end de Pâques. À Bordeaux, le record date du 29 août, à la fin des vacances scolaires, tandis qu’à Paris, c’est le 5 juin, juste avant le week-end de la Pentecôte, qui a concentré le plus de bouchons.

À Lyon, c'est le chantier !

Pour expliquer son arrivée à la tête du classement des villes les plus embouteillées, la ville de Lyon met en avant un contexte exceptionnel de travaux en 2025. L’année correspond à un pic de chantiers lié à la réalisation simultanée de plusieurs infrastructures : nouvelles lignes de tramway et de trambus, déploiement du réseau cyclable des Voies Lyonnaises et modernisation de la voirie. La collectivité souligne que l’ouverture prochaine du tramway T6, du TramBus 12 en février 2026 et la mise en service de nombreux tronçons cyclables devraient permettre d’améliorer durablement les conditions de déplacement dans l’agglomération. À ces projets visibles s’ajoutent des travaux moins visibles mais tout aussi pénalisants pour la circulation, comme le renouvellement de réseaux souterrains vieillissants (chauffage urbain ou assainissement), qui ont entraîné des chantiers diffus dans de nombreux quartiers. « Les travaux sont une phase nécessaire pour une ville et un territoire qui innovent, qui investissent et qui ne choisissent pas l’immobilisme, a déclaré Grégory Doucet, le maire de Lyon, à Lyonmag.com. Ils constituent le passage obligé pour améliorer durablement le quotidien des habitants, moderniser les infrastructures, renforcer la prospérité du territoire pour les années à venir.»

En parallèle, depuis le 21 juin 2025, la Presqu’île de Lyon, du nord de Bellecour au bas des pentes de la Croix-Rousse, est soumise à une Zone à trafic limité (ZTL). Cette mesure vise à réduire la circulation des véhicules motorisés pour améliorer la qualité de l'air et le cadre de vie de la population.

Bon à savoir

Depuis 2022, 84 % des rues lyonnaises sont limitées à 30 km/h. Selon la mairie, cette mesure a permis une baisse significative de l’accidentalité entre 2019 et 2023 : -35 % d’accidents, -29 % de blessés et jusqu’à -38 % chez les cyclistes.

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