Annoncé en novembre 2023 et de nouveau évoqué peu avant les Jeux Olympiques 2024, le projet d'Anne Hidalgo concernant l'abaissement de la vitesse maximale sur le boulevard périphérique parisien prend un nouveau tournant. Au cours d'un entretien accordé au quotidien Ouest-France, la maire de Paris a réaffirmé sa volonté de limiter la vitesse sur le périphérique à 50 km/h au lieu de 70 km/h dans les semaines à venir.
À quelques jours de la fin des épreuves paralympiques de Paris, Anne Hidalgo semble toujours bien décidée à faire passer cette mesure. « Oui, elle (la vitesse du périphérique, ndlr) passera à 50 km/h maximum courant octobre », peut-on lire dans le journal. Selon elle, cette volonté de limiter la vitesse est motivée par des préoccupations de « santé publique pour les 500 000 personnes qui vivent aux abords ».
Dès l'annonce du projet de la maire de Paris, ses opposants n'ont pas tardé à dénoncer l'idée. Pour le vice-président LR (Les Républicains) de la région Île-de-France Othman Nasrou, l'absence d'étude sur les impacts environnementaux de cet abaissement de la vitesse est regrettable. « C’est une décision idéologique, à marche forcée, qui ne produira pas les résultats escomptés », a-t-il affirmé dimanche 1er septembre au micro de Franceinfo. Même son de cloche du côté du groupe d’opposition Changer Paris qui rappelle que les Parisiens et Franciliens n’ont jamais été consultés sur la réduction de la vitesse du périphérique.
En parallèle de la nouvelle limitation de vitesse sur le périphérique, Anne Hidalgo a soutenu le maintien de la voie dédiée au covoiturage, créée à l'occasion des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris. Une fois l'évènement terminé - le dimanche 8 septembre 2024 - cette voie pourrait rester réservée aux taxis, aux véhicules transportant au minimum deux personnes et aux transports en commun. En cas de refus de l'État, Anne Hidalgo l'assure : « Je prendrai mes responsabilités et j’irai jusqu’au bout quoiqu’il arrive. »