Les piétons, les cyclistes et les utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés (EDPM), comme les trottinettes électriques ou les monoroues, ont représenté en 2025, 25 % des personnes tuées et 35 % des blessés graves dans les accidents de la route. Une part croissante qui reflète la transformation des modes de déplacement et le développement des mobilités douces.
En 2025, 3 260 personnes sont décédées sur les routes de France métropolitaine.
Alors que les voitures sont de moins en moins présentes dans les villes, l'usage du vélo et des trottinettes électriques évolue progressivement depuis quelques années. Ces mobilités offrent des alternatives, mais exposent aussi davantage leurs utilisateurs en cas de collision : contrairement aux automobilistes, ces usagers disposent de peu de protection et en cas d’accident avec un véhicule motorisé, les conséquences sont souvent plus graves. Par exemple, sur 501 piétons tués en 2025, 300 ont été victimes d'une collision avec une voiture de tourisme ; 149 avec un utilitaire ou un poids lourd.
40 % des cyclistes qui ont trouvé la mort en 2025 ont eu des accidents sans tiers impliqué.
Les interactions entre les différents modes de transport se concentrent en particulier dans les villes, où piétons, vélos, trottinettes, voitures et utilitaires partagent des espaces parfois étroits, notamment aux intersections ou sur les axes très fréquentés. Les conflits d’usage peuvent apparaître lorsque les infrastructures ne suivent pas l’évolution des pratiques, par exemple lorsque les pistes cyclables sont discontinues ou que les trottoirs et chaussées sont fortement sollicités. La visibilité, la vitesse des véhicules ou encore l’inattention restent également des facteurs déterminants dans de nombreux accidents.
Sur les 501 piétons tués en 2025, 322 ont été victimes d'un accident survenu en agglomération. Dans 189 cas, la collision à l'origine du décès a eu lieu avec une voiture de tourisme.
Pour assurer la sécurité de tous, les politiques publiques portent désormais davantage d'attention sur la sécurité des usagers les plus exposés. Le développement des mobilités actives et partagées impose en effet de repenser l’aménagement de l’espace public et le partage de la route. Réduction de la place de la voiture en ville, généralisation des zones 30, création de pistes cyclables ou encore sensibilisation des conducteurs : plusieurs leviers sont mobilisés pour limiter les risques.
Entre 2024 et 2025, le nombre de piétons tués a augmenté de 10 %, tandis que le nombre d'usagers d'EPDM tués a augmenté de 78 %.