Airbags Takata : vers une contre-visite obligatoire dès le 1er janvier 2026 pour les véhicules non-réparés
Dès le 1er janvier 2026, les véhicules équipés d’un airbag Takata concernés par un rappel et classés « stop drive » seront recalés au contrôle technique. Une mesure inédite en France, qui vise à accélérer les rappels de ces dispositifs défectueux responsables de graves accidents.

Le contrôle technique, jusqu’ici limité à un rôle d’information, va devenir un outil clé pour accélérer le remplacement des airbags défectueux. Lors du salon Équip’Auto, à Paris, le 16 octobre 2025, Laurent Palmier, Président Directeur Général de SGS Sécuritest1↓, nous a expliqué comment cette réforme va transformer la pratique des contrôleurs et impacter certains automobilistes.
Les véhicules classés « stop drive » systématiquement recalés
Depuis avril 2025, les procès-verbaux de contrôle technique mentionnent si un véhicule est concerné par un rappel lié aux airbags Takata. À l’arrivée au centre, le contrôleur compare le numéro de série avec une base mise à jour toutes les deux semaines pour savoir si le véhicule est équipé d’un airbag dangereux et présent dans la liste des rappels. Il est aussi indiqué si le véhicule fait l'objet d'une mesure « Stop drive », à savoir une obligation de ne plus rouler tant que le véhicule n’a pas été réparé.
Et comme l'a annoncé le ministère des Transports ce lundi 8 décembre 2025, les véhicules équipés d’un airbag Takata classés « stop drive », seront systématiquement recalés du contrôle technique. Dans ce cas :
- le véhicule sera automatiquement mis en contre-visite pour défaillance critique ;
- le contrôle technique ne pourra être validé qu’après réparation par un garagiste de la marque ;
- le véhicule n’aura plus le droit de circuler tant qu’il n’est pas réparé.
« Pour les véhicules équipés d’airbags défectueux, cette mesure permettra, en deux ans, de passer au peigne fin l’ensemble du parc roulant et de mettre ces airbags hors d’état de nuire », affirme Philippe Tabarot, ministre des Transports.
Bon à savoir
Si le rappel est grave mais ne concerne pas un airbag Takata en « stop drive », le propriétaire sera informé de la défaillance mais il n’y aura pas de contre-visite.
Selon Laurent Palmier, le contrôle technique est un vrai levier pour accélérer le remplacement des airbags défectueux. « L’administration juge que les campagnes de rappel avancent trop lentement. Un rapport commandé par le ministère des Transports, remis fin juillet, montre que lorsque l’information sur les airbags Takata est diffusée au grand public, seuls 8 à 10 % des véhicules concernés sont pris en charge. En revanche, depuis que le contrôle technique relaie cette information, le taux de remplacement grimpe à environ 25 %. »
Le mot d'ordre : l'anticipation !
Pour éviter au maximum de devoir passer une contre-visite, tous les propriétaires de véhicules sont invités à consulter le site du ministère, sans attendre le contrôle technique, pour vérifier si leur véhicule fait l’objet d’un rappel d’airbag Takata assorti d’une procédure « stop drive ». Les sites internet officiels des constructeurs sur les rappels sont aussi régulièrement mis à jour.
Bon à savoir
Contrairement aux rumeurs qui circulent sur internet, il n’y a aucun changement réglementaire à l’ordre du jour concernant les contrôles techniques annuels pour les véhicules de plus de 10 ans, les seuils de pollution ou les divers points de contrôle des véhicules 2, 3 ou 4 roues.
En action
Retrouvez ici la liste de toutes les marques concernées par les rappels d'airbags Takata.
- ↑ : Sécuritest est un réseau national de centres de contrôle technique, présent sur tout le territoire français.



