Du 11 juin au 19 juillet, les supporters vibreront au rythme des rencontres disputées de l'autre côté de l'Atlantique. Mais quelle que soit l'intensité des matchs, le véritable enjeu reste de rentrer chez soi en toute sécurité. Alcool, fatigue, stupéfiants : tour d'horizon des bons réflexes avant de prendre la route.
Si les matchs des Bleus face au Sénégal (16 juin) et à la Norvège (26 juin) débuteront à 21h, celui contre l’Irak (22 juin) débutera à 23h. Un horaire qui repousse la fin de la rencontre aux alentours d’1h du matin, ce qui augmente les risques liés à la fatigue pour les supporters amenés à reprendre la route après le match.
Les soirées football s’accompagnent souvent de boissons alcoolisées. Or, même en faible quantité, l’alcool altère les réflexes, réduit le champ visuel et augmente le temps de réaction. Pour rappel, en France, le taux d’alcool maximal autorisé dépend du type de permis. Pour les conducteurs titulaires d’un permis classique, la limite est fixée à 0,5 g d’alcool par litre de sang (0,25 mg/l d’air expiré). Pour les jeunes conducteurs et les titulaires d’un permis probatoire, cette limite est abaissée à 0,2 g/l de sang (0,10 mg/l d’air expiré), un seuil qui peut être atteint très rapidement. Compte tenu des variations liées notamment au poids, au sexe ou à l’état de fatigue, l’abstinence les soirs de match reste la seule garantie de respecter la réglementation.
À l’occasion de la Coupe du monde de football, mieux vaut aussi prévoir son retour à l’avance : conducteur désigné, transports en commun, taxi ou nuit sur place. Et enfin pour les conducteurs, avant de prendre le volant, il est recommandé de souffler dans un éthylotest pour garantir sa sécurité et celle des autres usagers de la route.
La fatigue est souvent sous-estimée alors qu’elle représente l’une des principales causes d’accident. Regarder un match jusqu’à une heure avancée de la nuit réduit le temps de sommeil et perturbe les rythmes biologiques. Après plusieurs heures passées devant un écran, l’organisme peut déjà montrer des signes de baisse de vigilance : yeux qui piquent, bâillements répétés, difficultés de concentration ou sensation de lourdeur dans la nuque et le dos. Le risque devient encore plus important lorsqu’un trajet doit être effectué dans les heures habituellement consacrées au sommeil. Les épisodes de micro-sommeil peuvent alors survenir sans prévenir et entraîner une perte totale de contrôle du véhicule pendant quelques secondes.
Supporters, préparez votre retour pour ne prendre aucun risque ! Limitez votre consommation d'alcool, ne prenez jamais le volant après avoir consommé des stupéfiants et renoncez à conduire en cas de fatigue. La Coupe du monde se joue sur le terrain, pas sur la route.
Cannabis, cocaïne, ecstasy ou encore protoxyde d’azote ont un point commun : ces substances peuvent altérer les capacités nécessaires à la conduite. Elles peuvent provoquer une baisse de l’attention, une mauvaise appréciation des distances, une diminution des réflexes ou encore des comportements à risque.
La réglementation française au sujet des stupéfiants est particulièrement stricte. Selon l’article L.235-1 du code de la route, « toute personne qui conduit un véhicule (…) alors qu'il résulte d'une analyse sanguine ou salivaire qu'elle a fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants est punie de deux ans d'emprisonnement et de 4 500 euros d'amende. »
Qu’il s’agisse de cannabis, d’héroïne, de cocaïne ou de toute autre substance classée comme stupéfiant, les sanctions prévues par la loi sont identiques. Le protoxyde d’azote constitue un cas particulier : il n’est pas considéré comme un stupéfiant et aucune loi à ce jour n’interdit explicitement la consommation de protoxyde d’azote au volant. En revanche, si son usage altère les capacités du conducteur, sa responsabilité peut être engagée.