Commencez par demander au vendeur la raison de la vente. Une réponse précise, comme un déménagement ou l’arrivée d’un enfant, est rassurante. Une réponse vague peut indiquer que le vendeur souhaite se débarrasser d’un véhicule présentant des défauts. Cette information peut aussi vous aider dans la négociation.
Les vérifications administratives et juridiques
Profitez de votre premier contact avec le vendeur pour poser des questions sur l’historique administratif et juridique du véhicule.
Vérifiez que le vendeur est titulaire de la carte grise. Si la vente se fait pour le compte d’un tiers (parent, conjoint, enfant, etc.), demandez une autorisation écrite et dans la mesure du possible, parlez directement au propriétaire.
Demandez également si la voiture est gagée ou sous opposition. Un véhicule gagé ne peut pas être immatriculé tant que la situation n’est pas régularisée. Le certificat de situation administrative (certificat de non-gage) vous sera fourni lors de la vente, mais mieux vaut prendre les devants pour ne pas perdre votre temps.
Certains véhicules d’occasion bénéficient de la garantie constructeur ou d’une garantie commerciale proposée par un professionnel. Pensez à demander si c’est le cas.
Enfin, interrogez le vendeur sur le prix. Est-il négociable ? Cela vous aidera à vérifier qu’il est bien en accord avec votre budget.
Renseignez-vous sur l’historique du véhicule
Toutes les informations relatives à l'historique du véhicule ne figurent pas forcément sur l’annonce. Et même si elles sont mentionnées, n’hésitez pas à poser à nouveau la question au vendeur.
Quels sont l’âge et le kilométrage du véhicule ?
L’âge et le kilométrage du véhicule sont indispensables pour évaluer la valeur de la voiture et son potentiel d’usure. Ne vous contentez pas d’une déclaration. Croisez les informations avec le carnet d’entretien et demandez le rapport Histovec. Cela vous permettra de déjouer les fraudes au compteur.
Le véhicule a-t-il subi des accidents et des réparations importantes ?
Demandez au vendeur si la voiture a subi des accidents et si oui, questionnez-le sur leur nature et les réparations engagées. Un accident mal réparé peut affecter la structure et la sécurité. Là encore, exigez de voir les factures et rapports d’expert.
Cette question permet également de détecter un passage au marbre. S’il a été bien réalisé, le redressage de la structure après un accident ayant affecté le châssis ne présente aucun risque pour votre sécurité, mais cela peut être un argument de négociation. Mal réalisé, il peut en revanche accélérer l’usure et engendrer des problèmes, en particulier pour la stabilité du véhicule.
Si le vendeur dissimule un accident structurel important, cela peut relever du vice caché, notamment si la sécurité est affectée.
S’agit-il d’une première main ?
Plus un véhicule a eu de propriétaires, plus il est susceptible de présenter des cas d’usure ou des dysfonctionnements.
Quels types de trajets le véhicule a-t-il faits ?
Les conditions d’utilisation du véhicule (type de route, stationnement, fréquence des trajets, etc.) en disent long sur son état.
Un usage urbain implique généralement plus d’usure et d’accrochage qu’une voiture qui circule principalement sur autoroute. Le mode de stationnement a aussi son importance. Dans un garage, une voiture est mieux préservée au niveau des plastiques, des joints et de la peinture qu’une voiture qui subit le gel et les UV en extérieur.
Posez les bonnes questions sur l’état du véhicule
Ces questions vous aideront à estimer la longévité du véhicule, mais aussi les réparations à prévoir à court et moyen terme.
Quel est l’état général du véhicule ?
Questionnez le vendeur sur l’état général du véhicule (état de la carrosserie, de l’intérieur, de la mécanique, etc.). Des traces de chocs, des rayures sur la peinture peuvent indiquer un accident ayant eu des conséquences plus graves que la simple esthétique.
Ne vous contentez pas de ses réponses. Inspectez la carrosserie et l’intérieur à la recherche de rayures, de bosses, de traces et de chocs.
Il arrive souvent que les photos prises par le vendeur et postées sur l’annonce soient flatteuses. N’hésitez pas à demander au propriétaire du véhicule des photos complémentaires afin de vous assurer de l’état général de la voiture.
Quand ont été effectuées les dernières réparations importantes ?
Rares sont les voitures d’occasion à ne nécessiter aucune réparation dans les mois à venir ! Anticipez les futures dépenses en demandant si les freins, la batterie, les amortisseurs ou l’embrayage ont déjà été changés. Ces opérations représentent plusieurs centaines, voire milliers d’euros.
Si vous souhaitez acheter une voiture de plus de 100 000 kilomètres, demandez au vendeur si la courroie de distribution a déjà été changée. Sinon, vous pouvez négocier le prix d’achat en fonction.
De quand date le contrôle technique ?
Si le véhicule a plus de 4 ans, le contrôle technique est obligatoire. Pour que vous puissiez obtenir votre carte grise, le procès-verbal de contrôle technique doit impérativement dater de moins de 6 mois. Consultez le compte-rendu détaillé pour déceler d’éventuels défauts et anticiper les futures réparations.
En cas de défaillances critiques, le vendeur doit effectuer la contre-visite et les réparations avant de vendre son véhicule à un particulier.
Puis-je voir le carnet d’entretien ?
Regardez si les préconisations des constructeurs ont été respectées et où l’entretien de la voiture a été effectué (à la maison, dans un garage, chez le concessionnaire…).
En résumé : la checklist des questions essentielles à poser
- Pourquoi vendez-vous le véhicule ?
- Êtes-vous le propriétaire de la voiture ?
- Le véhicule est-il gagé ou sous opposition ?
- Le véhicule est-il sous garantie constructeur ou commerciale ?
- Quels sont le kilométrage et l’âge exact du véhicule ?
- A-t-il subi des accidents ou des réparations importantes (passage au marbre) ?
- Combien de propriétaires précédents ?
- Quel type d’usage (ville, autoroute, stationnement) ?
- Quand les dernières opérations mécaniques importantes ont-elles été réalisées ?
- Le contrôle technique est-il à jour ?
- Le carnet d’entretien est-il complet et respecté ?
- Le prix est-il négociable ?