Qui aurait cru qu'une course d'auto-stop imaginée par deux étudiants en quête d'un moyen de partir en vacances à moindre coût deviendrait un festival réunissant près de 1 000 personnes ? C'est pourtant l'histoire du Festop, dont la troisième édition se tiendra les 1er et 2 août à Treize-Septiers, en Vendée. Pendant une journée, 64 binômes devront réaliser une boucle de 150 kilomètres en auto-stop, avant de retrouver le site du festival pour une soirée de concerts.
Une course où les automobilistes deviennent les héros
Le principe est aussi simple qu'original. Répartis sur quatre parcours en boucle d'environ 150 kilomètres, les participants s'élancent depuis le site du festival avec un objectif : rejoindre en auto-stop différents points de passage où ils doivent relever des défis. « Quatre missions sont animées par des bénévoles acteurs dans des univers à thème, et quatre autres sont réalisées en autonomie. Pour l'une d'entre elles par exemple, ils doivent aider un professionnel dans son métier », explique Lou-Ann Bahl, cofondatrice de l'événement.
Les participants sont tous déguisés, ce qui les rend sympathiques aux yeux des automobilistes. ©Dominique Bahl Les automobilistes sont, eux aussi, acteurs de cette aventure. « Souvent, ils s'arrêtent parce que les participants sont déguisés. Ça les intrigue. Quand ils comprennent que c'est pour un jeu, ils veulent faire gagner les binômes. » Certaines rencontres ont même laissé des souvenirs mémorables. « Des participants se sont fait prendre en stop par la gendarmerie. D'autres ont été invités à un barbecue ou à un repas de famille très chic alors qu'ils étaient déguisés en vaches ! », raconte-t-elle.
À leur retour sur le site du festival, les équipages sont accueillis sous les applaudissements du public. Les plus performants sont récompensés, mais l'enjeu dépasse largement le classement. « On récompense les premiers de chaque parcours, mais on ne remet pas de gros lots. On sait qu'on peut facilement tricher en autostop. La récompense, c'est le lien humain », partage la cofondatrice. « Même les derniers sont heureux, parce qu'ils ont davantage profité pendant les missions et ont pu faire de belles rencontres. »
En France, l'auto-stop doit être pratiqué dans des conditions qui ne mettent pas en danger les usagers de la route. Il est par exemple interdit de faire arrêter un véhicule sur une autoroute ou une bretelle d'accès, où l'arrêt est prohibé par le Code de la route.
D'un défi entre amis à un festival qui réunit 1 000 personnes
Si le Festop attend près de 1 000 festivaliers pour cette troisième édition, son histoire est pourtant celle d'un simple défi lancé entre amis. « Au départ, on était deux à organiser une course d'auto-stop entre amis, qu'on avait baptisée "Copains Express". Puis on a embarqué nos parents dans le jeu. De fil en aiguille, on s'est dit qu'on pourrait créer un festival avec de la musique à l'arrivée », raconte Lou-Ann Bahl.
L'événement a grandi sans perdre son esprit d'origine. Aujourd'hui, sept organisateurs portent le projet, épaulés par une quinzaine de personnes tout au long de l'année et près de 150 bénévoles pendant le week-end. Cette troisième édition affichera complet côté course. Les 64 binômes autorisés à prendre le départ sont inscrits depuis le mois de février. « On avait beaucoup plus de demandes, mais on s'est fixé cette limite pour des raisons de logistique et de sécurité », précise la cofondatrice.
Ce défi d'autostop est l'occasion de créer du lien humain avant tout. ©Dominique Bahl Les concerts prolongent l'aventure
Une fois les premiers binômes de retour, vers 16 heures, le festival prend le relais. Les arrivées sont commentées en direct avant de laisser place aux concerts, aux DJ sets, aux food trucks et aux animations.
Le dimanche, l'ambiance se veut plus familiale avec une entrée à prix libre, des concerts et des jeux pour petits et grands. Une manière de prolonger l'esprit de l'aventure vécue sur les routes vendéennes.