Fausses dépanneuses qui circulent sur les routes, arnaque au billet de banque posé sur le pare-brise, escroquerie en station-service, arnaque à la doublette liée aux plaques d'immatriculation… Les automobilistes sont de plus en plus pris pour cible par les escrocs. Avec la digitalisation des démarches administratives, les campagnes d’hameçonnage (phishing en anglais) pullulent sur Internet et sur les smartphones. Il est désormais fréquent de recevoir des SMS ou des mails frauduleux prétendument envoyés par l'ANTAI. Si vous tombez dans le piège, effectuez rapidement ces quelques démarches…
Si vous avez malheureusement payé une fausse contravention, vous devez dans un premier temps faire opposition au paiement frauduleux en contactant votre banque. Vous devrez fournir le dépôt de plainte, effectué au commissariat de police ou à la gendarmerie… ou par écrit auprès du procureur de la République du tribunal judiciaire dont vous dépendez, accompagné des preuves de l'arnaque (comme le faux SMS ou l'email frauduleux). Si elle a été réalisée avec votre carte bancaire, vous pouvez aussi signaler le problème auprès de la plateforme officielle Perceval.
Pensez également à mentionner l'escroquerie sur la plateforme dédiée mise en place par le ministère de l'Intérieur (Internet-signalement.gouv.fr) pour éviter que d'autres automobilistes ne tombent, à leur tour, dans le piège !
L'information à retenir : l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI) n’envoie jamais de SMS ! Les messages frauduleux alertant d'un « retard de paiement » pour une prétendue amende à régler sont très fréquents mais il s'agit d'une arnaque. Ne répondez surtout pas, ne cliquez pas sur le lien inclus dans le message. Si les SMS sont la méthode privilégiée pour les fausses amendes, les escrocs envoient aussi des mails imitant les avis officiels de l'ANTAI.
Si l'ANTAI n'envoie jamais de SMS, elle peut, dans certains cas, adresser un avis de contravention digital. À ce jour, il est possible de recevoir une contravention par mail dans trois cas : lors d’une interpellation par un agent ou dans le cas d'une désignation d'un autre conducteur par le titulaire du certificat d'immatriculation (une personne qui a prêté son véhicule, un employeur ou un loueur de voitures, par exemple, vous désigne responsable d'une infraction) ou si votre adresse mail est renseignée sur le fichier SIV, le Système d'Immatriculation des Véhicules. Dans ce cas, l'agence n'a plus besoin d'une interception des forces de l'ordre pour vous adresser un avis de contravention digitalisé.
Ce système d'envoi de PV électroniques engendre de nombreuses tentatives d'escroqueries. Pour ne pas tomber dans le piège de ces fausses contraventions envoyées sur votre adresse e-mail, ouvrez l'œil. Certains éléments peuvent vous indiquer s'il s'agit d'un vrai PV ou non !
Si vous recevez un mail suspect, n’hésitez pas à contacter le centre d'appels téléphoniques officiel mis en place par l'ANTAI directement au 0811 871 871 pour vérifier la légitimité de l’avis de contravention.