Jugeant cette aide inégalitaire par rapport aux autres étudiants et redondante avec des dispositifs existants, l’État a mis fin au coup de pouce de 500 euros accordé aux apprentis depuis 2019. En l’absence de mesures de remplacement, plusieurs aides alternatives restent toutefois mobilisables pour financer le permis de conduire.
Le 2 février 2026, l’Assemblée nationale a adopté définitivement le projet de loi de finances (PLF). Son article 80 supprime l’aide au financement du permis de conduire pour les apprentis. Cette subvention de 500 euros était accordée à tous les apprentis majeurs, quelles que soient leurs ressources et leur formation.
La nécessité de faire des économies n’est pas la seule raison avancée par le gouvernement pour justifier la fin du dispositif. L’exécutif souligne également :
Cette suppression devrait permettre d’économiser environ 36 millions d’euros. Mais elle pourrait avoir un impact important sur la mobilité et l’insertion professionnelle des jeunes. Pour de nombreux apprentis qui étudient et travaillent dans des régions mal desservies par les transports en commun, avoir son permis est indispensable pour se rendre en formation ou en entreprise.
Si vous ne pouvez plus obtenir la subvention de 500 euros, plusieurs aides existent encore pour alléger le coût de votre permis de conduire.
Les régions, départements ou communes proposent parfois des subventions pour les jeunes en formation. Les conditions d’attribution varient selon votre lieu de résidence. Renseignez-vous auprès de la mission locale ou consultez la plateforme 1jeune1solution pour les connaître.
Accessible aux 15-25 ans, ce dispositif n’est pas une subvention, mais un prêt à taux zéro. L’État prend en charge les intérêts, et vous remboursez uniquement le capital emprunté (entre 300 et 1 200 euros).
Enfin, si vous rencontrez des difficultés financières et d’insertion, vous pouvez solliciter le Fonds d’aide aux jeunes (FAJ). Les demandes se font par l’intermédiaire de la mission locale.