25% des jeunes consommateurs de protoxyde d'azote ont eu un accident de circulation après avoir consommé cette substance, aussi connue sous le nom de « gaz hilarant ». Le baromètre Ipsos réalisé pour la Macif, publié en juin dernier, révèle une réalité préoccupante : le protoxyde d'azote conduit à une hausse des comportements à risques sur la route chez les 16-30 ans.
Utilisé à l’origine en médecine pour soulager la douleur et en cuisine (dans les siphons à chantilly par exemple), le protoxyde d’azote est de plus en plus détourné à des fins récréatives. Inhalé dans des ballons de baudruche, il prive temporairement le cerveau d’oxygène, provoquant une brève euphorie et une sensation de flottement. 12 % des jeunes interrogés par Ipsos déclarent avoir consommé une fois du protoxyde d'azote, et 3% en consomment régulièrement.
32% des consommateurs pensent que la consommation occasionnelle de protoxyde d'azote ne représente aucun danger, car sa vente est légale et que les effets du « ballon » ne durent que quelques minutes. La méconnaissance des effets du protoxyde d'azote sur le cerveau a poussé 34% des 16-30 ans à prendre le volant après en avoir consommé. Cette réalité souligne l’urgence d'informer et de sensibiliser sur les effets de ce gaz, en particulier au volant.
Si les moins de 35 ans sont les plus susceptibles d’en consommer, ils sont peu informés des risques. D’après une étude de la Fondation Vinci, 37 % des moins de 35 ans disent ne pas connaître ou ne pas connaître du tout la pratique quand 68 % des Français affirment voir « très précisément de quoi il s’agit ».
Utilisé à l’origine en médecine, pour soulager la douleur, et en cuisine, le protoxyde d’azote est de plus en plus détourné à des fins récréatives. Inhalé, il prive temporairement le cerveau d’oxygène, provoquant une brève euphorie et une sensation de flottement.
Si l’euphorie dure à peine une minute, d’autres effets peuvent se faire sentir jusqu’à 45 minutes après la prise comme :
Au volant, ces effets sont aussi dangereux que l’alcool ou le cannabis, et augmentent le risque d’accident.
La vente de protoxyde d’azote est interdite aux mineurs depuis 2021. Plusieurs villes (Nice, Cannes, Marseille, Tours, etc.) ont en plus pris des arrêtés pour interdire la détention, l’utilisation, la revente, voire la vente de protoxyde d’azote et l’abandon de cartouches sur la voie publique.
La loi Ripost durcit les sanctions
La loi Ripost, promulguée par le ministère de l'Intérieur le 19 août dernier, encadre plus strictement la consommation de protoxyde d'azote. La conduite sous protoxyde d'azote est désormais passible de trois ans d'emprisonnement et de 9 000 euros d'amende.
En cas d’accident, un conducteur sous l’emprise du protoxyde d’azote peut être poursuivi pour mise en danger de la vie d’autrui ou blessures involontaires. Le premier délit est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. La peine est deux fois plus lourde pour le second.