La préfecture des Bouches-du-Rhône a déclenché, jeudi 13 août 2026, la procédure d’alerte de niveau 1 pour un épisode de pollution de l’air à l’ozone. De fait, la vitesse maximale autorisée est ainsi abaissée de 20 km/h sur les routes du département, sauf sur les axes habituellement limités à 80 km/h, où elle passe à 70 km/h. Cet abaissement fait partie des mesures réglementaires d’urgence prévues par la préfecture dès le niveau d’alerte 1. De son côté, la Métropole Aix-Marseille-Provence active son Plan d’urgence transports dès ce vendredi 14 août. Pour l’heure, seule une mesure de ce plan d'Urgence entre en vigueur : les 30 premières minutes de chaque trajet effectué avec le service marseillais de vélos en libre-service Levélo sont gratuites. Au-delà, le trajet est facturé 0,05 euro par minute.
Mais le passage éventuel au niveau 2 entraînerait des dispositions concernant directement les automobilistes.
En cas de déclenchement de la procédure d’alerte de niveau 2 par la préfecture, l’accès aux parkings relais de la Métropole deviendrait gratuit pour les automobilistes abonnés comme occasionnels, à condition de disposer d’un abonnement ou d’un titre de transport. Tous les parkings relais ne seraient cependant pas concernés : les parkings Vallier, Timone et Blancarde seraient exclus du dispositif et conserveraient donc leurs conditions habituelles d’accès.
L’objectif est simple : permettre aux automobilistes de laisser plus facilement leur véhicule à l’entrée ou à proximité des zones desservies par les transports collectifs, afin de réduire le trafic routier pendant le pic de pollution.
Le passage au niveau 2 s’accompagnerait d’une autre mesure incitative : un titre de transport unitaire deviendrait valable pendant toute la journée sur l’ensemble des réseaux de transports urbains métropolitains. Un automobiliste pourrait ainsi stationner son véhicule dans un parking relais concerné puis poursuivre son déplacement en transports en commun avec ce même titre. « Ces mesures ne s'appliqueraient pas sur le réseau interurbain et sur les lignes directes pour l'aéroport », précise toutefois le communiqué de la Métropole. L’offre de métro et de tramway à Marseille pourrait également être ajustée en fonction de la fréquentation.
Le maintien ou le renforcement de ces mesures dépendra donc de l'évolution des concentrations en ozone et des décisions prises par la Préfecture.