La ville de Nîmes est concernée par la mise en œuvre d’une zone à faibles émissions mobilité (ZFE-m) dans le cadre de la loi climat et résilience de 2021, au même titre que 41 autres métropoles françaises de plus de 150 000 habitants. Nîmes fait partie des « Territoires de vigilance » identifiés en France, c’est-à-dire les métropoles où les seuils réglementaires de pollution atmosphérique ne sont pas régulièrement dépassés. Pour ces territoires, la loi exige que soient exclues de leur ZFE-m les voitures immatriculées avant le 31 décembre 1996 (non classés) et/ou les véhicules utilitaires légers immatriculés avant le 30 septembre 1997 (non classés) et/ou les poids lourds immatriculés avant le 30 septembre 2001. Conformément à la loi, la ZFE-m est entrée en vigueur le 1er janvier 2025.
À Nîmes, le trafic routier est responsable de 82 % des émissions d’oxydes d’azote (NOx) et de 52% des émissions de gaz à effet de serre (source : Ville de Nîmes)
Le périmètre de la ZFE (en violet sur la carte ci-dessous) comprend l’intégralité de la ville de Nîmes, mais exclut certains grands axes :
Depuis le 1er janvier 2025, les véhicules non classés sont exclus du périmètre de la ZFE, soit les voitures particulières immatriculées avant le 1er janvier 1997, les utilitaires légers immatriculés avant le 1er octobre 1997, les poids lourds immatriculés avant le 1er octobre 2001 et les deux-roues immatriculés avant le 1er juin 2000. « Ils représentent moins de 3 % des voitures du parc roulant nîmois et 12 % des poids lourds », précise la ville de Nîmes.
Cette ZFE est active 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.
Des dérogations sont prévues pour les véhicules d’intérêt général et les transports en commun notamment, mais aussi pour les « petits rouleurs », à savoir ceux qui parcourent moins de 8 000 km par an.
Les contrevenants s’exposent en théorie à une amende forfaitaire de 68 euros. Les contrôles automatiques avec lecture des plaques d’immatriculation devraient, selon les annonces gouvernementales, être déployés d’ici à 2026.
L’État propose une aide pour l’acquisition d’un véhicule propre ou peu polluant : le bonus écologique, qui est désormais d’un montant de 2 000 euros à 4 000 € selon les conditions de revenus. À noter que la prime à la conversion a été supprimée fin 2024, ainsi que la prime au rétrofit en zones à faibles émissions.