Depuis le 1er janvier 2024, les véhicules de tourisme type Voiture Particulière (VP), camionnette (CTTE) dont le poids dépasse le seuil fixé sont taxés. Le barème du malus est progressif en fonction des kilos en excédent. En 2026, le seuil de déclenchement du malus au poids est abaissé à 1 500 kg (contre 1 600 kg jusqu'ici). Pour calculer le coût de cette taxe sur les véhicules pesant entre 1 500 kg et 1 699 kg, il faut ajouter 10 euros, puis 15 euros (entre 1 700 kg et 1 799 kg), puis 20 euros (entre 1 800 kg et 1 899 kg), etc.
BARÈME DU MALUS AU POIDS EN 2026 :
Par exemple : pour une voiture neuve immatriculée pour la première fois sur le territoire français en janvier 2026, et pesant 1 550 kilos, le calcul est le suivant : 50 kg x 10 euros = 500 euros.
Le montant de la taxe sur la masse en ordre de marche est déterminé au moyen du barème de l’année de première immatriculation du véhicule.
Épargnés jusqu'à fin 2024, les véhicules hybrides rechargeables avec une autonomie en mode tout électrique en ville de plus de 50 km, sont aussi taxés selon leur masse en ordre de marche depuis le 1er janvier 2025. Ces véhicules bénéficient cependant d'un abattement de 200 kg à la masse dans la limite de 15 % de cette même masse. Comprenez : un véhicule hybride rechargeable de 2 tonnes (ayant plus de 50 kilomètres d'autonomie en électrique) peut se voir enlever 200 kg. Son poids est alors de 1 800 kg, soit 3 000 euros de taxe selon le barème actuel. Les véhicules hybrides dont la puissance des moteurs électriques est inférieure à 30 kW bénéficient quant à eux d'un abattement de 100k kg, qui prendra fin au 31 décembre 2027.
Le malus au poids est cumulable avec le malus CO2 (dont la taxe débute à partir de 118 g/km de CO2), calculé en fonction du taux d’émission de CO2 par kilomètre, et le cumul de ces deux taxes ne peut pas dépasser le plafond du malus CO2, fixé à 80 000 euros. En 2027, il sera rehaussé à 90 000 euros.
Les familles nombreuses (à partir de 3 enfants) et les entreprises qui possèdent des véhicules professionnels peuvent bénéficier d'un abattement sur le malus au poids et le malus écologique.
La taxe ne s'applique pas aux véhicules suivants :
Pour bénéficier de ces exonérations, l'automobiliste doit joindre une copie de la carte relative à l'invalidité à sa demande de certificat d'immatriculation (carte grise). Ainsi, le montant de la taxe ne sera pas ajouté aux autres taxes.
Si vous préparez l’achat d’un véhicule neuf, vous pouvez calculer le montant du malus au poids grâce à ce simulateur selon le barème en vigueur.
À compter du 1er janvier 2026, le malus au poids pourra s’appliquer au-delà de l’achat d’un véhicule neuf : certaines voitures d’occasion devront également s’en acquitter lors d’un changement de titulaire. Cette extension, prévue par loi de finances pour 2025, ne concerne toutefois que des véhicules ayant été exonérés à leur première immatriculation, comme les véhicules diplomatiques ou acquis à l’origine par une personne titulaire de la carte mobilité inclusion (CMI). Les voitures immatriculées avant 2015 resteront exclues du dispositif, qui ne s’applique pour l’instant qu’aux voitures d'occasion importées.
En parallèle du durcissement du malus au poids, le Gouvernement a aussi revu à la baisse le seuil de déclenchement du malus écologique. Le seuil est désormais abaissé à 108 g/km de CO2 (contre 113 g/km en 2025). Le plafond du malus pour les véhicules qui émettent plus de 192 g/km est désormais fixé à 80 000 euros.
Le malus écologique est payé par le propriétaire du véhicule au moment de l'établissement du certificat d'immatriculation (ex-carte grise) de la voiture.