Le covoiturage s’installe progressivement dans
le quotidien des Français. Grâce à un coup de pouce financier de l’État – la prime
de 100 euros versée aux nouveaux covoitureurs est d’ailleurs reconduite en 2024 –
et aux partenariats lancés par les collectivités en collaboration avec diverses
applications de covoiturage, les usagers sont de plus en plus nombreux à dire
non à l’autosolisme !
Et les projets
pour simplifier l’usage du covoiturage ne manquent pas. À Grenoble par exemple,
l’entreprise Ecov a mis en place des
« lignes de covoiturage » déployées sur les grands axes de la ville. L’idée :
covoiturer aussi simplement que l'on prend le bus. Dans ce même
objectif, la région Île-de-France a annoncé
début décembre le déblocage de 26 millions d’euros pour financer un tout
nouveau projet, à l’image de Grenoble : la création de 12 lignes de covoiturage
spontané d’ici 2025. « On n'a pas assez de conducteurs malgré toutes les aides de
l'État et des collectivités. Avec ces lignes, l'intérêt, c'est qu'ils sauront
où ils vont chercher les gens et où on les amène. Ils sauront que ça ne les
détournera pas de leurs trajets », a ainsi expliqué Valérie
Pécresse, présidente (LR) de la région Île-de-France lors des Assises
régionales du covoiturage en décembre, comme le rapporte France 3 Régions.
Le nouveau réseau de covoiturage spontané en Ile-de-France fonctionnera
grâce à des arrêts créés le long d’itinéraires prédéfinis de covoiturage et
connectés au réseau de transport en commun. Concrètement, un usager qui
souhaitera covoiturer pourra réserver son trajet via une application mobile, puis se
rendra à un arrêt dédié au covoiturage pour être récupéré par un
conducteur. Il sera ensuite déposé à un autre arrêt de la même ligne de covoiturage.
« C'est
comme une ligne de car sauf que les véhicules sont des voitures »,
a résumé le président du conseil départemental de l'Essonne François
Durovray sur France Bleu Paris. Ces lignes de covoiturage « permettront
aux Franciliens, notamment en Grande Couronne, de rejoindre facilement leur lieu de travail, les
transports en commun et les grandes gares du territoire », peut-on lire dans le communiqué.
Selon les
informations d’Ile-de-France Mobilités, en 2025, une plateforme unique regroupera
les offres des quatre opérateurs partenaires de la région (Blablacar Daily,
Ynstant, Karos et Klaxit) et permettra aux usagers de réserver leurs
déplacements en covoiturage sur une seule et même application.
En plus d’avoir un
réel impact sur l’environnement, la pratique du covoiturage permet d'arrondir les fins de mois. Avoir recours au covoiturage en Ile-de-France donne droit à quelques avantages financiers : les Franciliens abonnés à un pass Navigo, imagine R ou Améthyste peuvent bénéficier de deux trajets offerts, à
condition de respecter une zone de 30 km en Île-de-France. Les conducteurs qui partageront
leur trajet pourront quant à eux gagner entre 1,5 et 3 euros par trajet – et même 4,50 euros en période de grève ou de pic de pollution
- dans la limite de 150 euros par mois.
En
cas de fortes perturbations dans les transports, la gratuité peut être mise en
place pour les usagers du covoiturage, qu’ils soient abonnés ou pas à un pass Navigo...
Le calendrier de mise en place de ces lignes de covoiturage en Île-de-France est le suivant :
• 2024 : 3
premières lignes de covoiturage spontané ouvriront sur le plateau de Saclay (entre Orsay et Vélizy, Le-Christ-de-Saclay
et Cernay, et Gif-sur-Yvette et Saint-Rémy-Guyancourt). « L'idée c'est de les ouvrir en septembre
2024 juste après les Jeux olympiques et paralympiques sur le plateau de Saclay,
a ajouté Valérie Pécresse. Et pendant ce temps, on va faire un travail de
concertation avec tous les départements pour choisir avec eux les lignes qu'ils
veulent faire en temps réel. »
• 2025 : 9
autres lignes de covoiturage spontané seront installées en grande couronne.