En 2024 comme chaque année, le premier trimestre rime avec hausse des prix ! Après l'augmentation annuelle des prix des péages, le gouvernement a également revu à la hausse les coûts d'une mise en fourrière et des frais de garde associés. Le 20 février 2024, le Journal Officiel a publié un arrêté ayant pour objet « la revalorisation des frais d'enlèvement et de garde journalière des voitures particulières sur le territoire national ». Cet arrêté est entré en vigueur le 1er mars.
Le coût d'une mise en fourrière dépend du type de véhicule (voiture, scooter ou moto). Les tarifs journaliers varient aussi selon la ville dans laquelle le véhicule a été enlevé.
Les tarifs de fourrière à partir du 1er mars 2024
Selon l'arrêté de 2024, un automobiliste doit débourser 127,65 euros pour l’enlèvement de sa voiture (150 euros à Paris), contre 121,27 euros les années précédentes. En plus des frais relatifs au déplacement du véhicule, le propriétaire doit payer des frais de garde en fourrière qui s'élèvent à 6,75 euros par jour (10 euros par jour dans certaines grandes villes* et même 29 euros à Paris). Enfin, si dans un délai de trois jours, le propriétaire du véhicule ne l'a toujours pas récupéré, un expert auto est mandaté par la fourrière pour une expertise. Coût de cette opération : 61 euros qui viennent s'ajouter à la note. Enfin, si le service des Domaines a déjà mis en vente le véhicule lorsque son propriétaire tente de le récupérer, celui-ci sera redevable de frais de mise en vente s'élevant à 100 euros.
Le 3 septembre 2026, la Fédération nationale de l'automobile (FNA) a signé un protocole avec l’État qui prévoit une nouvelle hausse des tarifs réglementés. Le tarif maximal d’enlèvement va augmenter de 127,65 à 135 €. La garde journalière passera quant à elle de 6,75 à 7,15 €. La date précise de ces évolutions tarifaires n'a pas encore été communiqué, mais il est probable qu'elles interviendront en 2027.
Par exemple, si votre véhicule a subi un enlèvement par la fourrière à Paris, vous devez régler les frais suivants :
- Les opérations préalables à l’enlèvement du véhicule : 15,20 euros ;
- Les frais d’enlèvement par la remorqueuse : 150 euros ;
- La garde du véhicule à la fourrière : 29 euros par jour ;
- Dans le cas où la voiture a fait l’objet d’une pose de sabot pour interdire son déplacement préalable : 7,60 euros ;
- Dans le cas d'un délai de trois jours dépassé, les frais d'expertise du véhicule : 61 euros.
- Dans le cas où le véhicule a déjà été mis en vente par le service des Domaines, les frais de mise en vente : 100 euros.
Frais de fourrière d’une voiture particulière | Tarifs des fourrières à Paris | Tarifs des fourrières à Lyon, Marseille et Toulouse* | Tarifs des fourrières dans les autres villes |
Immobilisation matérielle | 7,60 € | 7,60 € | 7,60 € |
Opération préalable | 15,20 € | 15,20 € | 15,20 € |
Enlèvement | 150 € | 127,65 € | 127,65 € |
Garde journalière | 29 € | 10 € | 6,75 € |
Expertise | 61,00 € | 61,00 € | 61,00 € |
Mise en vente | 100 € | 61 € | 100 € |
Pour rappel, une fourrière n'est pas autorisée à fixer ses prix. Comme indiqué plus haut, les tarifs sont tous les mêmes à l'échelle nationale, sauf pour certaines villes comme Paris, Lyon, Toulouse et Marseille. Ces villes de plus de 400 000 habitants appliquent des prix spécifiques en raison d'une densité de circulation pouvant compliquer la mise en œuvre des opérations d'enlèvement.
Jusque-là, les augmentations de tarifs étaient décidées unilatéralement par l'État. Mais en mai 2026, une manifestation nationale des professionnels du dépannage-remorquage et des fourrières - qui dénonçaient des « tarifs réglementés déconnectés des réalités économiques des entreprises du secteur » - a fait bouger les lignes. Le protocole d'accord signé le 3 septembre 2026 entre la FNA et l'État établit une clause de révision annuelle des tarifs, négociée entre les professionnels et la puissance publique.
Cette nouvelle révision annuelle ouvre la porte à des hausses de prix plus régulières, notamment pour permettre aux professionnels du secteur d'indexer les tarifs d'enlèvement sur l'inflation et sur leurs coûts réels.
Les tarifs relatifs aux deux roues ou aux autres véhicules immatriculés (poids lourds, engins agricoles) restent inchangés. Pour un cycle motorisé (cyclomoteurs, motocyclettes, tricycles à moteur ou quadricycles à moteur non soumis à réception), l'enlèvement est facturé 45,70 euros partout, sauf à Paris. Dans la capitale, la facture grimpe à 49 euros.
Arrêt ou stationnement gênant, dangereux ou abusif, infractions au code de la route, non-respect des obligations liées au contrôle technique... Autant de causes possibles d'une mise en fourrière. Chaque année, plusieurs milliers de voitures sont ainsi récupérées et entreposées dans l'attente de leur malheureux propriétaire. Pour faciliter les démarches et désengorger les services de police, le ministère de l’Intérieur a lancé fin 2023 un nouveau téléservice permettant aux automobilistes de retrouver en quelques clics l'adresse de la fourrière qui a saisi leur véhicule. Depuis octobre 2025, il va même jusqu'à délivrer la « décision de mainlevée », le document indispensable pour récupérer le véhicule.
Désormais, il suffit de se rendre sur le site du Service-Public, d'y indiquer le numéro de plaque d'immatriculation de la voiture, de recopier le code de sécurité et de valider. La plateforme indique alors si le véhicule est entreposé ou non dans une fourrière. Le cas contraire, l'usager pourra alors se rapprocher des services de police pour poursuivre ses recherches et envisager le vol de sa voiture.
Attention, à Paris, le site officiel pour retrouver son véhicule n'est pas le même ! La mairie de Paris a mis en place un téléservice dédié.
Quels sont les documents nécessaires pour récupérer sa voiture ?
Le propriétaire doit se munir de quelques documents pour récupérer son véhicule (et le certificat d'immatriculation - ex-carte grise - s'il a aussi été retiré) : son permis de conduire en cours de validité et l'attestation d'assurance du véhicule. Ces documents vont permettre d'obtenir une décision de mainlevée (si celle-ci n'a pas été obtenue via le téléservice). Le propriétaire devra par la suite payer les frais de mise en fourrière selon le barème en vigueur.
Un automobiliste peut contester la décision de mise en fourrière soit auprès du procureur de la République du lieu de l'enlèvement du véhicule soit auprès du préfet du lieu de l'enlèvement du véhicule. Pour savoir la marche à suivre et à qui adresser ce recours, il suffit de se référer à la notification de mise en fourrière envoyée au propriétaire par lettre recommandée dans un délai maximal de 5 jours ouvrables. En cas de relaxe, l'automobiliste peut obtenir le remboursement des frais d'enlèvement et de garde en fourrière.
- ↑ : Un stationnement de plus de sept jours à la même place sur la voie public est considéré comme un stationnement abusif. Il s'agit donc d'une infraction, dont la sanction peut aller jusqu'à la mise en fourrière. En cas d'absence prolongée, cela peut coûter très cher !
- ↑ : FNA - Fourrière automobile : les organisations professionnelles signent un protocole d’engagement historique avec les ministères de l’Intérieur et de l’Économie