À la veille du passage à 2026, les acteurs de la sécurité routière tirent la sonnette d’alarme. Le réveillon, moment festif par excellence, concentre chaque année une part importante des accidents graves liés à l’alcool. Et ce mercredi 31 décembre 2025 pourrait en être un nouvel exemple… « Chaque année, le réveillon du Nouvel An reste un moment sensible où le risque alcool et conduite est bien présent, ce que confirme notre baromètre. Il est donc essentiel d’anticiper son retour pour que bien réveillonner rime avec bien rentrer », explique Sophy Sainten, déléguée générale de l’association Prévention Routière.
Il est interdit de conduire avec un taux d’alcool supérieur ou égal à 0,5 g/l de sang, et 0,2 g/l de sang pendant la période de permis probatoire.
Selon les données révélées par l'association Prévention Routière, en cette fin d'année 2025, près d’un Français sur deux sera directement ou indirectement confronté à la question de l’alcool et de la conduite lors du réveillon. Une hausse marquée par rapport à l’an dernier, portée notamment par un contexte défavorable : le 31 décembre tombe en semaine, ce qui multiplie les déplacements.
Les intentions sont claires : 84 % des Français comptent fêter le Nouvel An à plusieurs, et un sur deux prévoit de passer la soirée hors de chez lui. Dans ce contexte, 26 % des personnes interrogées envisagent d’utiliser leur voiture le soir du réveillon, un chiffre en augmentation par rapport à 2024. Or, près de 8 Français sur 10 (79 %) déclarent qu’ils consommeront de l’alcool au cours de la soirée, avec une moyenne de plus de trois verres par personne. Des comportements qui inquiètent la Sécurité routière, alors que l’alcool reste l’une des premières causes de mortalité sur les routes.
« Ne t'inquiète pas, je vais rouler doucement »… cette phrase revient chaque année au moment du réveillon. Rassurante en apparence, elle illustre pourtant l’une des idées les plus dangereuses liées à l’alcool au volant. Le baromètre de l’association Prévention Routière met en lumière un manque persistant de connaissances en matière de risques routiers. Beaucoup de conducteurs surestiment encore leur capacité à « gérer » l’alcool. Près d’un sur deux ignore même le temps nécessaire pour éliminer un seul verre par l'organisme. Attendre avant de reprendre le volant, réduire sa vitesse ou privilégier les petites routes restent ainsi des réflexes trompeurs, largement répandus, qui n’annulent en rien les effets de l’alcool sur la conduite.
Conduire avec un taux d’alcoolémie supérieur à 0,5 g/l de sang multiplie par 18 le risque d’accident mortel.
Pour bien réveillonner et bien rentrer, les solutions sont simples :