À Nice, près de 250 000 véhicules circulent chaque jour, dont 180 000 avec un seul occupant. Pour encourager les Niçois à covoiturer, l’adjoint au maire chargé de l’environnement, l'écologiste Jean-Marc Governatori, veut enclencher un changement d’habitudes en misant sur des actions de proximité. La ville affiche une ambition forte : réduire de 10 % le nombre de voitures avec un seul occupant et, dans le même temps, doubler le nombre de covoitureurs sur le territoire. À terme, l’élu souhaite parvenir à faire passer Nice de la 26e à la première place des villes françaises en matière de covoiturage.
Parmi les leviers envisagés pour y parvenir : la création de groupes WhatsApp au sein des entreprises et des copropriétés, avec des « référents covoiturage » chargés d’animer les communautés et de faciliter la mise en relation, des campagnes de sensibilisation dans les centres commerciaux, et même des opérations de tractage ciblant directement les automobilistes coincés dans les bouchons, notamment sur les axes Nice-Monaco et Nice-Sophia Antipolis.
La métropole prévoit également de tester des lignes de covoiturage dites « virtuelles » dans certains quartiers volontaires, notamment sur les collines niçoises. Concrètement, des points de rendez-vous physiques, matérialisés par des totems, permettront aux conducteurs et passagers de se retrouver facilement.
La métropole s’appuie déjà sur des incitations économiques pour convaincre. Les utilisateurs de la plateforme BlaBlaCar Daily bénéficient d’une aide dès le deuxième kilomètre : 1,50 euro jusqu’à 15 kilomètres, puis 10 centimes par kilomètre supplémentaire, dans la limite de 50 km par trajet.
Le dispositif est plafonné à 200 euros par mois et par bénéficiaire. De son côté, le passager ne paie que 50 centimes au conducteur, quel que soit le trajet. Mais pour optimiser le service, la ville envisage d’ouvrir la concurrence à d’autres plateformes spécialisées comme Karos.