Depuis le 3 mars 2025, la Ville de Paris a mis en place une voie de covoiturage sur le boulevard périphérique. Deux mois plus tard, l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR) en dresse un premier bilan.
Premier constat : la voie de gauche – celle qui est réservée au covoiturage – a vu son trafic diminuer de 3 % en deux mois, avec en moyenne 184 véhicules en moins chaque heure.
Le trafic est donc plus fluide sur cette voie, ce qui explique le deuxième constat de l’APUR : la vitesse moyenne y est plus rapide de 4 km/h que sur les autres voies de circulation. Globalement, le nombre d’embouteillages quotidiens sur le périphérique a diminué de 27 % en mars-avril 2025 par rapport à mars-avril 2024.
Cette voie réservée n’est pas la seule nouveauté sur le périphérique parisien : depuis le 1er octobre 2024, la vitesse maximale autorisée a été réduite de 70 km/h à 50 km/h. Déjà fin mars, l’APUR publiait un premier bilan des effets de cette réduction de la vitesse. Ce rapport faisait état d’une baisse de 16 % du taux d’embouteillage en six mois, ainsi que d’un recul de 17 % du nombre d’accidents. Les effets de ces deux mesures semblent même se combiner : par rapport à mars-avril 2024, le trafic sur la voie de gauche a diminué de 13 %, dont seulement 3 % depuis la création de cette voie. Le reste des bénéfices peut être attribué en partie à la limitation de vitesse.