Lancé en 1990, l’apprentissage anticipé de la conduite (AAC), plus connu sous le nom de conduite accompagnée, se déroule en deux grandes étapes. Il débute par une formation initiale en auto-école, similaire à celle d’un parcours traditionnel. Une fois cette première phase validée, l’élève poursuit son apprentissage en conduisant régulièrement avec un accompagnateur, dans des conditions proches de la conduite réelle.
La formation en auto-école se compose d’une phase théorique et d’une phase pratique.
Le candidat commence par préparer l’examen du Code de la route. Il suit en plus une formation à la conduite comprenant au minimum :
- 20 heures pour un permis boîte manuelle ;
- 13 heures pour un permis boîte automatique.
À l’issue des heures de conduite, l’élève doit maîtriser le véhicule, savoir se positionner sur la route et circuler en conditions normales.
Lorsque l’enseignant juge ces compétences acquises, il délivre une attestation de fin de formation initiale (AFFI). Cette étape marque le passage vers la conduite accompagnée. Un premier rendez-vous pédagogique est alors organisé en présence de l’accompagnateur.
Deuxième étape : la phase de conduite accompagnée
L’élève entre dans la phase de conduite accompagnée à proprement parler après ce premier rendez-vous pédagogique. Durant cette période, il a quelques devoirs.
3 000 kilomètres à parcourir
La phase de pratique en conduite accompagnée doit durer au minimum un an. L’apprenti conducteur doit parcourir au moins 3 000 kilomètres avec son accompagnateur, afin de se confronter à une grande variété de situations de conduite.
Pendant cette phase, il doit :
- Conduire uniquement en France ;
- Respecter le Code de la route ainsi que les limitations spécifiques aux jeunes conducteurs (vitesse, alcoolémie) ;
- Apposer le sigle « conduite accompagnée » à l’arrière du véhicule.
Deux rendez-vous pédagogiques à honorer
L’auto-école continue d’assurer un suivi pédagogique grâce à deux rendez-vous obligatoires :
- Un premier rendez-vous entre 4 et 6 mois après la délivrance de l’AFFI ;
- Un second lorsque les 3 000 kilomètres sont atteints.
Chaque rendez-vous dure trois heures. L’élève conduit le véhicule de l’auto-école pendant une heure en présence du moniteur et de l’accompagnateur, assis à l’arrière. Deux heures sont ensuite consacrées à des échanges sur l’expérience de la conduite accompagnée ainsi qu'à des sujets liés à la prévention routière. Cette partie peut se dérouler en groupe, avec d’autres apprentis et leurs accompagnateurs.
L’enseignant évalue les progrès de l’élève grâce à ces rendez-vous. Il peut ainsi déterminer s’il est prêt à passer l’examen du permis de conduire.
D’autres rendez-vous peuvent être organisés à la demande du candidat ou de son accompagnateur.
Un livret d’apprentissage à remplir
L’auto-école remet à l’élève un livret d’apprentissage lors de l’inscription. Ce livret permet de suivre sa progression tout au long de la formation. L’enseignant y consigne les compétences acquises après chaque leçon, tandis que l’élève y note les kilomètres parcourus durant la phase de conduite accompagnée.
Le livret d’apprentissage est un document officiel. En cas de contrôle, il doit être présenté aux forces de l’ordre, accompagné du permis de l’accompagnateur, de l’attestation d’assurance et du justificatif d’inscription au permis de conduire.
Quelles sont les conditions à remplir pour s’inscrire à l’AAC ?
Contrairement à la conduite supervisée, qui est réservée aux personnes majeures, l’AAC est ouverte aux mineurs. En effet, pour pouvoir s’inscrire et débuter la conduite accompagnée, le candidat doit être âgé d’au moins 15 ans. Il doit avoir l’autorisation de son représentant légal s’il a moins de 18 ans.
L’accompagnateur, lui, doit être titulaire du permis B depuis au moins 5 ans sans interruption. Il ne doit pas avoir :
Il n’existe en revanche aucune condition d’âge ni de lien de parenté avec l’élève. Un même candidat peut également être accompagné par plusieurs personnes, à condition qu’elles soient toutes déclarées auprès de l’auto-école et qu'elles soient présentes lors des rendez-vous pédagogiques.
Enfin, l’assureur du véhicule qui sera utilisé pour la conduite accompagnée doit donner son accord. Cette extension de garantie n’entraîne généralement pas d’augmentation de la prime d’assurance.
Pour se présenter à l’examen du permis de conduire, les candidats de moins de 21 ans doivent être titulaires de l’attestation scolaire de sécurité routière (ASSR2) ou de l’ASR s’il s’agit de leur première catégorie de permis.