Selon le dernier rapport du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), 96 100 vols d’accessoires extérieurs (rétroviseurs, jantes, optiques, feux, etc.) ont été enregistrés en 2024 par la police et la gendarmerie nationales. Ce phénomène, en forte progression ces dernières années, illustre l’intérêt croissant des voleurs pour les pièces détachées, faciles à écouler sur le marché noir.
En parallèle, 256 100 vols à l’intérieur des habitacles ont aussi été recensés en 2024. Ces faits restent en légère hausse (+ 1 % par rapport à 2023, et + 14 % depuis 2020).
Certaines pièces sont particulièrement convoitées sur le marché noir. Parmi les équipements les plus fréquemment dérobés, les blocs optiques (phares, ampoules) arrivent en tête, représentant environ un tiers des vols recensés, soit 35 %. Ils sont suivis de près par les pots catalytiques (20 %). Les jantes constituent également des cibles de choix (18 %), tout comme les pare-chocs, dont les vols représentent un cas de vol d'accessoire sur dix.
Certains accessoires spécifiques attirent aussi l’attention des voleurs. Les caméras de recul, par exemple, sont très prisées alors qu'elles sont souvent intégrées dans le logo arrière du véhicule. Ces pièces, parfois indisponibles en concession en raison de ruptures de stock, se retrouvent vendues sur internet à des prix très inférieurs à ceux du neuf.
Contrairement aux vols de véhicules, qui visent souvent des modèles spécifiques, le vol d’accessoires peut toucher n’importe quel automobiliste. Les SUV et les berlines sont certes davantage visés, mais les citadines bien équipées ne sont pas épargnées. Les zones à risque incluent les parkings de résidences privées, peu surveillés, les rues faiblement éclairées ou avec peu de passage et les abords des gares, où les voitures peuvent rester stationnées plusieurs jours.
En cas de vol d’accessoires, la première étape consiste à déposer plainte rapidement auprès du commissariat ou de la gendarmerie, afin que l’infraction soit officiellement enregistrée. Il est conseillé de prendre des photos des dégradations ou de l’absence de la pièce volée, pour appuyer le dossier. L’automobiliste doit ensuite prévenir son assurance dans un délai de 2 jours ouvrés. Selon la couverture souscrite (tous risques, vol, ou garantie optionnelle), une prise en charge totale ou partielle pourra être envisagée. Si le véhicule n’est plus en état de circuler (absence de phares, roues démontées…), il est recommandé de faire appel à l’assistance prévue dans le contrat pour organiser un dépannage ou un remorquage.