Depuis le 1er novembre 2024, un symbole mérite toute votre attention sur vos pneus : le logo 3PMSF. S’il apparaît sur vos pneumatiques, vous pouvez circuler dans les zones soumises à la loi Montagne sans avoir à changer de pneus.
Les pneus 3PMSF portent sur leur flanc un logo représentant une montagne à trois pics avec un flocon de neige. Logique : 3PMSF est l’acronyme de Three Peaks Mountain Snowflake, ce que l’on peut plus ou moins traduire en français par “montagne à trois pics avec flocon de neige”.
Le marquage 3PMSF est attribué uniquement après des tests en laboratoire qui valident le respect de normes européennes concernant :
Le marquage 3PMSF peut être accompagné de l’inscription M+S : deux lettres qui signifient Mud (boue) et Snow (neige) et qui précisent que le pneu a été conçu pour circuler sur des routes enneigées ou boueuses. Toutefois, cette mention ne repose sur aucune norme européenne ni test indépendant : il s’agit d’une simple indication du fabricant. Et elle ne se suffit plus à elle-même.
Depuis 2021, la loi Montagne impose aux automobilistes circulant dans les massifs français de posséder des équipements spéciaux entre le 1er novembre et le 31 mars de chaque année.
Pour être en conformité, vous pouvez équiper votre véhicule de pneus certifiés 3PMSF, qu’il s’agisse de pneus hiver ou de pneus 4 saisons. Depuis le 1er novembre 2024, les pneus marqués M+S ne suffisent plus pour circuler dans les zones concernées par la loi Montagne. Vous pouvez continuer à les utiliser, à condition d'avoir à bord des chaînes ou chaussettes à neige prêtes à être montées sur les roues motrices en cas de besoin. Les pneus 3PMSF, eux, vous dispensent de cet équipement… Sauf si la signalisation locale et temporaire – en l'occurrence le panneau B26 (équipements spéciaux obligatoires) – impose l’usage de chaînes.
Les pneus 3PMSF doivent être montés sur les quatre roues, tandis que les chaînes ou chaussettes doivent équiper au minimum les deux roues motrices.
Circuler sur route enneigée ou verglacée sans équipement adapté augmente considérablement les risques : perte d’adhérence, allongement des distances de freinage, instabilité du véhicule… La loi prévoit une contravention de 135 euros en cas de non-respect de la réglementation. Cependant, le décret d’application n’ayant jamais été publié, les conducteurs ne sont, pour l’instant, pas sanctionnés. En revanche, pour votre sécurité et celle des autres usagers, les forces de l’ordre peuvent vous interdire de poursuivre votre route en cas de défaut d'équipement.