La Commission européenne recommande un taux d’alcool inférieur ou égal à 0,5 g/l de sang pour la majorité des automobilistes. Ce seuil est abaissé à 0,2 g/l de sang pour certaines catégories d’usagers, comme les jeunes conducteurs, les motocyclistes ou les chauffeurs de poids lourds. La France, à l’image d’une grande partie des pays européens, suit ces recommandations. Toutefois, certains de nos voisins ont choisi d’adopter une réglementation plus stricte avec une alcoolémie maximale autorisée de 0 g/l de sang.
Ces pays d’Europe où il est absolument interdit de boire avant de conduire
Quatre pays membres de l’Union européenne (UE) appliquent une tolérance zéro en matière d’alcool au volant :
- La Roumanie ;
- La République tchèque ;
- La Hongrie ;
- La Slovaquie.
Dans ces pays, le taux d’alcool dans le sang doit obligatoirement être égal à zéro pour tous les conducteurs, quelle que soit leur ancienneté de permis.
Cette sévérité répond souvent à des enjeux de santé publique. D’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la Roumanie affiche la consommation d’alcool la plus élevée au monde avec 17,1 litres d’alcool pur par an et par habitant de plus de 15 ans. Les Tchèques (13,7 l) et les Hongrois (13,3 l) dépassent également la moyenne française (11,2 l).*
Vous voyagez en dehors de l’Union européenne ? Sept autres pays d’Europe imposent une alcoolémie de 0 aux conducteurs :
- L’Albanie ;
- L’Azerbaïdjan.
- L’Arménie ;
- La Biélorussie ;
- La Géorgie ;
- La Moldavie ;
- La Russie.
Une marge d’erreur technique peut être retenue lors du contrôle afin d’éviter les faux positifs.
Une tolérance zéro pour les jeunes conducteurs dans certains pays européens
Vous êtes jeune conducteur ou vous avez prévu de laisser le volant à vos enfants qui viennent de décrocher leur permis ? Ils devront être totalement sobres pour conduire en Croatie, en Allemagne, en Italie, en Slovénie et en Lituanie. Ces pays imposent en effet une alcoolémie au volant de 0 g/l de sang pour les conducteurs novices.
Comme en France, où l’alcoolémie est réduite pour les apprentis, cette mesure vise à compenser le manque d’expérience et à limiter les comportements à risques, plus fréquents chez les jeunes adultes.
Lorsque vous conduisez à l’étranger, c’est la réglementation du pays traversé qui s’applique, même si vous possédez un permis français. Vous êtes soumis aux mêmes sanctions que les conducteurs locaux en cas d’infraction.
Les sanctions liées à l’alcool au volant varient selon les pays. Elles peuvent inclure :
- Une amende, qui peut atteindre plusieurs milliers d’euros en cas d’accident responsable ;
- La suspension ou la rétention du permis de conduire ;
- La confiscation du véhicule ;
- Une peine d’emprisonnement dans les situations les plus graves.
- Vous ne perdez pas de points sur votre permis français après une infraction commise à l’étranger ;
- Une suspension ou une annulation de permis décidée par un autre pays ne s’applique que sur son territoire.
Cependant, si les forces de l’ordre étrangères retiennent votre permis, vous ne pourrez pas conduire en France tant que vous n’aurez pas récupéré le document. En cas de contrôle, vous vous exposez à une amende pour non présentation du permis.
Vous devrez également régler l’amende dressée à l’étranger, même après votre retour en France. En effet, les pays européens échangent des informations sur certaines infractions routières et la conduite sous l’emprise de l’alcool est l’une des infractions qui peuvent faire l’objet de poursuites transfrontalières.
Une réforme européenne prévoit une reconnaissance mutuelle des décisions de suspension et de retrait du permis entre États membres. Son entrée en application interviendra progressivement et la suspension prononcée à l’étranger, deviendra applicable en France.