Après l’échec d’Autolib, Île-de-France Mobilités va lancer un nouveau service d'autopartage en 2027
L’autopartage va bientôt faire son grand retour en Île-de-France ! Valérie Pécresse a officialisé le lancement d’un appel d’offres pour déployer, dès 2027, un service régional de voitures en libre-service. Un projet attendu par les acteurs de l'autopartage, qui veut tirer les leçons du passé et séduire de nouveaux usagers.

Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France et d’Île-de-France Mobilités, a récemment officialisé le lancement d’un appel d’offres pour créer un service régional d’autopartage. L’objectif : sélectionner un ou plusieurs opérateurs pour déployer une flotte de véhicules partagés sur l’ensemble du territoire francilien.
Cette annonce s’inscrit dans une stratégie plus large visant à réduire la place de la voiture individuelle, tout en offrant des solutions concrètes aux habitants qui n’ont pas toujours d’alternative pour se déplacer.
500 véhicules disponibles en autopartage
Cet appel d’offres portera sur des véhicules en libre-service proposés à la location pour des durées courtes ou intermédiaires, selon un modèle dit « en boucle », c'est-à-dire avec une prise et un retour du véhicule au même endroit. Les emplacements des futures stations restent à définir et feront l’objet de discussions avec les collectivités locales. Cette phase de concertation doit aboutir à un premier déploiement attendu en 2027, avec la mise en service d’environ 500 véhicules. La flotte devrait proposer plusieurs types de modèles, des citadines aux utilitaires, en passant par des
Les acteurs de l’autopartage saluent l'initiative
Du côté des acteurs de l’autopartage, l’initiative est accueillie favorablement. Leader européen du secteur, Getaround voit dans ce projet un signal positif pour accélérer le développement de la mobilité partagée en Île-de-France. Sa directrice générale Europe, Marie Reboul, salue le passage des intentions aux actes. « Nous nous réjouissons de voir que les annonces nationales en faveur de l’autopartage se traduisent par des actions tangibles en Île-de-France. Mais pour réussir à changer durablement les usages, il nous semble également important de s’appuyer sur des solutions complémentaires qui ont déjà fait leurs preuves, économiquement soutenables et immédiatement opérationnelles. L’autopartage entre particuliers répond à ces critères, en permettant un déploiement rapide, sans subvention, tout en redistribuant de la valeur aux Franciliens. »
Même enthousiasme chez Communauto France. Son PDG, Marco Viviani, estime que le projet marque une reconnaissance institutionnelle de l’autopartage comme alternative crédible et moins coûteuse à la possession d’un véhicule. « Depuis plusieurs années, nous demandions que l’autorité organisatrice de transport soutienne le développement de l’autopartage. L’enjeu, maintenant, est d’imaginer un service qui démultiplie l’offre existante d’autopartage pour offrir le meilleur service aux Franciliens, et évite les erreurs des services publics passés », souligne-t-il aussi.
Un renouveau après la disparition d'Autolib'
Le projet n’est pas sans rappeler l’expérience Autolib’, lancée en 2011 et arrêtée en 2018. Ce service d’autopartage de voitures électriques, pionnier à l’époque, avait souffert d’un modèle économique fragile, de coûts d’exploitation élevés et d’un déficit financier important supporté par les collectivités partenaires.
Sa disparition a durablement marqué les esprits et rendu les pouvoirs publics plus prudents sur ce type de dispositifs. Mais aujourd'hui, Île-de-France Mobilités souhaite prendre sa revanche. Rendez-vous en 2027 !



