Ce qui change en 2026 pour les automobilistes : Bonus, ZFE, budget auto, contrôle technique, carte grise...
Entre bonus revalorisé, malus plus sévères, hausse des prix et nouvelles règles du quotidien, l’année 2026 s’annonce riche en changements pour les automobilistes. Fiscalité, péages, carburants, contrôle technique, stationnement ou encore immatriculation : voici tout ce qui évolue dès le 1er janvier… et au fil des prochains mois.

Le bonus écologique pourra atteindre 5 700 €
Bonne nouvelle pour les automobilistes : le ministre de l’Économie a confirmé le maintien et la revalorisation du bonus écologique, rebaptisé « coup de pouce véhicules particuliers électriques ». En 2026, il atteindra 5 700 € pour les ménages les plus modestes, tandis que la surprime pour batteries européennes pourra atteindre 1 200 à 2 000 euros.
Lire l’article complet : « Voitures électriques : le bonus atteindra 5 700 € en 2026 ».
Le malus au poids se renforce et inclut les électriques
Les barèmes se durcissent à nouveau en 2026. Le seuil de déclenchement du malus au poids, jusqu'ici fixé à 1 600 kg, est abaissé à 1 500 kg. Le barème devient également plus sévère :
Fraction de la masse en ordre de marche (kg) | Tarif marginal (€) par kilo supplémentaire |
Jusqu'à 1 499 kg | 0 |
De 1 500 à 1 699 kg | 10 |
De 1 700 à 1 799 kg | 15 |
De 1 800 à 1 899 kg | 20 |
De 1 900 à 1999 kg | 25 |
À partir de 2 000 kg | 30 |
Bon à savoir
Ce que l'on appelle le malus écologique, est constitué du « malus CO2 » (taxe sur les émissions de CO2) et du malus au poids, ou « malus masse ».
Pour les modèles électrifiés, il existe un système d'abattement : il est de 100 kg pour les hybrides simples et 200 kg pour les hybrides rechargeables.
Jusqu'ici, les modèles 100 % électriques étaient totalement exonérés du malus au poids, mais cela va changer dès le 1er juillet 2026 : à cette date, les véhicules électriques qui n'atteignent pas le score environnemental minimum fixé par le gouvernement seront taxés au titre du malus au poids. Ils bénéficieront toutefois d'un abattement de 600 kg.
Lire l'article complet : « Taxe sur les voitures lourdes : tout savoir sur le malus au poids ».
Malus CO2 : nouveau tour de vis sur les émissions
Cette année encore, le seuil de déclenchement du malus CO2 est abaissé : il passe de 113 g/km en 2025, à 108 g/km en 2026. Et le montant maximum de ce malus passe à 80 000 euros, contre 70 000 euros jusqu'ici : un montant appliqué pour les véhicules dont les émissions dépassent les 192 g/km. Le barème est également révisé pour s'appliquer dès 108 g/km à hauteur de 50 euros. Il faut ajouter 25 euros pour chaque gramme supplémentaire émis : 75 euros pour 109 g/km, 100 euros pour 110 g/km, 125 euros pour 111 g/km, etc.
Lire l'article complet : « Malus écologique : ce qu’il faut savoir sur la taxe CO2 ».
Prix des péages : une légère augmentation à prévoir
Dès le 1er février 2026, il faudra prévoir une augmentation de 0,86 % en moyenne sur les tarifs de péage des autoroutes françaises. Une évolution modérée, notamment comparée aux +3 % appliqués en 2024 ou aux +4,75 % de 2023. En 2025, la hausse des prix était déjà plus contenue que les années précédentes, avec +0,92 %. La hausse appliquée en 2026 reste inférieure à l'inflation, estimée à 1 % par l'Insee pour 2025 et à 1,3 % par la Banque de France pour 2026.
La hausse variera selon les sociétés concessionnaires. Voici les pourcentages envisagés :
- APRR (et AREA) : + 0,95 %
- Vinci Autoroutes (ASF, Cofiroute, Escota) : + 0,82 %
Sanef (et SAPN) : + 0,85 %
Lire l'article complet : « Péages : de petites hausses à prévoir dès le 1er février 2026 ».
Carburants et électricité : les CEE engendrent une hausse des prix
Les Certificats d'économies d'énergie (CEE) permettent le financement de dispositifs d'économies d'énergie pour les particuliers : par exemple, le bonus écologique, pour l'achat d'une voiture électrique neuve est désormais financé par les CEE, eux-mêmes financés par les fournisseurs d'énergie. Mais les fournisseurs d'énergie répercutent une partie du coût de ces CEE sur leurs factures : en 2026, il faut donc s'attendre à payer l'électricité – et de fait, la recharge à domicile – plus cher ! Les prix des carburants vont également connaître une hausse de 4 à 6 centimes par litre dès le début de l'année.
Lire l'article complet : « Carburants : les prix augmenteront dès le 1er janvier 2026 ».
Borne de recharge à domicile : le crédit d’impôt de 500 euros disparaît
Le crédit d’impôt pour l’installation d’une borne de recharge « pilotable » à domicile, qui pouvait atteindre 500 € et dont 47 000 foyers ont bénéficié en 2024, n’est pas reconduit dans le projet de loi de finances, entraînant sa suppression à compter du 1er janvier 2026. Il reste toutefois possible d’en bénéficier pour des dépenses payées et facturées avant le 31 décembre 2025.
Lire l’article complet : « Borne de recharge à domicile : le crédit d’impôt de 500 bientôt supprimé ? »
Des plaques d'immatriculation roses
Désormais, les plaques WW, utilisées pour l’immatriculation provisoire de véhicules, auront un fond de couleur rose, et la date de fin de validité du certificat provisoire sera inscrite directement sur la plaque. L'objectif : éviter les abus (des conducteurs qui continuent de circuler avec leur WW au-delà des quatre mois autorisés, et parfois même après la réattribution du numéro provisoire à un autre véhicule).
Lire l'article complet : « Des plaques d'immatriculation roses sur les routes en 2026 : pourquoi et pour qui ? »
Contrôle technique : certains véhicules seront recalés
Dès le 1er janvier 2026, les véhicules équipés d’un airbag Takata concernés par un rappel et classés « stop drive » seront systématiquement recalés du contrôle technique. Dans ce cas :
- le véhicule sera automatiquement mis en contre-visite pour défaillance critique ;
- le contrôle technique ne pourra être validé qu’après réparation par un garagiste de la marque ;
- le véhicule n’aura plus le droit de circuler tant qu’il ne sera pas réparé.
Bon à savoir
Depuis avril 2025, les procès-verbaux de contrôle technique mentionnent si un véhicule est concerné par un rappel lié aux airbags Takata.
Lire l'article complet : « Airbags Takata : vers une contre-visite obligatoire dès le 1er janvier 2026 pour les véhicules non-réparés ».
Stationnement en ville : des milliers de places vont disparaître
Des voitures garées trop près des passages piétons, c’est bientôt fini. D’ici au 31 décembre 2026, les communes doivent supprimer tout stationnement sur les cinq mètres précédant chaque passage clouté. À la clé, des milliers de places en moins… et des objectifs clairs : sécuriser la traversée des piétons et réduire les risques d’accidents en ville. Il s’agit d’une obligation, inscrite dans la Loi d’orientation des mobilités (LOM), votée fin 2019.
Lire l'article complet : « Stationnement en ville : des milliers de places vont disparaître d'ici 2026 ».
Carte grise : le tarif régional au cheval fiscal est rehaussé
Dans le projet de loi de finances pour 2026, les sénateurs ont décidé d'augmenter le plafond du tarif régional au cheval fiscal pour l'immatriculation d'un véhicule. En 2026, ce plafond passe à 70 euros, contre 60 euros en 2025. Les régions fixent chacune leur taxe régionale. Celles qui étaient déjà au plafond en 2025, à savoir la Bretagne, le Grand-Est, le Centre-Val de Loire et la Normandie, pourront donc relever le coût du cheval fiscal à 70 euros.
Pour rappel, deux régions avaient déjà annoncé des augmentations de leur taxe régionale :
- PACA, de 59 à 60 euros
Corse, de 43 à 53 euros.
Lire l'article complet : « Chevaux fiscaux : qu'est-ce que la puissance fiscale ? »
Un excès de vitesse de plus de 50 km/h est désormais un délit
Les excès de vitesse extrêmes – au moins 50 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée – sont requalifiés en délits depuis le 29 décembre 2025. La loi prévoit désormais des sanctions pénales renforcées, pouvant aller jusqu’à trois mois de prison et 3 750 euros d’amende, avec inscription au casier judiciaire.
Lire l’article complet : « Excès de vitesse : au-delà de 50 km/h, prison et casier judiciaire ».
ZFE : disparaîtront ou ne disparaîtront pas ?
C'était LA série à suspense de l'année 2025… Alors que les députés ont voté pour leur suppression fin mai 2025, les Zones à faibles émissions n'ont pas encore disparu. En effet, le parcours parlementaire du texte n’a pas abouti en 2025. La commission mixte paritaire, qui devait se réunir le 30 septembre dernier, a été différée, en raison des changements de gouvernement et de l’examen du budget 2026. Finalement, cette commission devrait se réunir en janvier 2026 pour enfin sceller le sort des ZFE. La suite au prochain épisode !
Lire l'article complet : « Non, les ZFE ne sont pas (encore) supprimées »
Municipales 2026 : quelle place pour la voiture en ville ?
En mars prochain, les citoyens français devront voter pour leurs élus municipaux et l’un des thèmes principaux de leur campagne sera la mobilité et la place de la voiture en ville… Roole Média était sur le Salon des Maires en novembre dernier pour interroger les élus français et les faire réagir aux attentes des citoyens.
Lire l'article complet : « Salon des Maires : les élus réagissent aux attentes des citoyens sur place de la voiture »



